La Gazette de la grande ile

FFKM : Mialà (19ème partie)

Publié le 29 septembre 2022

Avant la parution de notre série d’articles, le FFKM était habitué aux éloges. Il évoluait dans une zone de confort. À présent, les quatre chefs d’Église savent qu’ils peuvent être la cible de critiques dévoilées sur la place publique. Ils sont conscients que leur statut d’oracles moralistes est contesté. Le temps où toute la population se prosternait devant les prétendues paroles d’Évangile du FFKM est révolu.

Le FFKM a perdu le peu d’autorité morale qui lui restait depuis qu’il a usé de son influence auprès de certains députés afin que la proposition de loi sur l’Interruption Thérapeutique de Grossesse (ITG) soit retirée de l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale. En raison de son ostracisme à l’égard de l’avortement, le FFKM s’est progressivement coupé de la réalité. Son aura de paladin de la morale chrétienne a cessé de briller.

Au lieu de participer à l’élévation spirituelle de nos compatriotes et à des œuvres sociales, le FFKM a la prétention de jouer l’arbitre suprême à la veille de chaque crise politique ou juste après. À chaque fois, l’intervention du FFKM n’est pas gratuite. Il fait comprendre qu’il est devenu un acteur politique incontournable qui aspire à l’avènement d’une théocratie dans la Grande Île.

Incapable de se remettre en cause, le FFKM est l’artisan de son propre déclin. Il outrepasse sa mission première. C’est la raison pour laquelle personne ne prend la défense du FFKM. C’est pourquoi de nombreux croyants se tournent, à tort ou à raison, vers les sectes.

M. GASPARD

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