La Gazette de la grande ile

Recrutement de 17.900 fonctionnaires : Encore du délire !

Publié le 30 septembre 2022

L’Etat va procéder au recrutement de 17.900 postes budgétaires selon le rapport du conseil des ministres de mercredi dernier. Un autre délire du régime, vu l’état financier actuel du pays.

Madagascar baigne sous les dettes. L’Etat n’arrive pas à rembourser ce qu’il a dépensé en projets sans utilité. L’économie de Madagascar s’écroule au point que le pays se trouve actuellement au cinquième rang des pays les plus pauvres au monde selon la Banque Mondiale.

Le régime actuel a toujours favorisé les projets absurdes. Le budget faramineux de 151 millions d’euros pour le téléphérique aurait pu être affecté dans un secteur plus nécessiteux comme l’éducation ou la construction de routes. Notons cependant que même ces 17.900 fonctionnaires sont répartis de façon à favoriser les domaines avantageux pour le régime. 1.300 pour la Défense nationale, 1.500 pour le Secrétariat d’Etat à la gendarmerie, 1.300 pour la Sécurité publique, 600 pour la Justice, 1.500 pour la Santé publique, 9.800 pour l’Education nationale, 1.000 pour l’Enseignement technique, seulement 200 pour l’Enseignement supérieur et 700 pour la Présidence de la République et la Primature. Force est de constater que les forces de l’ordre sont largement avantagées par ce projet de recrutement. Un moyen pour le régime de se protéger en cas de soulèvement populaire.

Mettre 17.900 postes budgétaires dans le projet de loi de finances est encore un autre délire du régime. L’Etat doit encore plus de 500 milliards d’ariary aux pétroliers. Même avec une augmentation de 500 milliards d’ariary de budget d’appui à son fonctionnement, la Jirama continue de ne pas fonctionner correctement. Cette même société doit 800 milliards d’ariary d’arriérés aux pétroliers. Selon le site Données Mondiales.com, le niveau de dettes de Madagascar le plus élevé des 22 dernières années a été atteint en 2021, dépassant 6 milliards d’euros, l’équivalent de 24.600 milliards d’ariary. Une situation alarmante dont la priorité ne doit pas être l’octroi de 17.900 postes budgétaires.

Les responsables de ce pays n’arrêtent pas de délirer. Ils sont complétement à côté de la plaque en ce qui concerne le choix des priorités pour faire avancer le pays. Vu les dettes du pays, les générations futures vont vivre pour les payer.

T. Berado

Lire aussi