La Gazette de la grande ile

Taxis-motos : Feu vert de la CUA

Publié le 01 octobre 2022

Le conseil municipal de la ville d’Antananarivo autorise l’exploitation des deux roues au titre de transport public au sein de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Passé au vote pour la troisième fois hier lors d’une session extraordinaire du conseil, les conseillers municipaux de la CUA ont fini par céder (27 voix pour, une contre et une abstention), à contrecœur certainement.

« Après la non-approbation à l’issue de la session ordinaire du conseil à la date du 30 août dernier, la commune a été confrontée à un vide juridique. Elle n’était donc pas en mesure d’appliquer la délibération », explique la conseillère municipale Hilda Hasinjo du parti Humaniste et écologiste (HE). En outre, la CUA n’a pas les ressources humaines, voire financières pour lutter contre les taxis-motos.

Après des mois et des mois (environ trois années) à lutter contre les taxis-motos, la CUA accuse un échec total. C’est vraisemblablement la raison qui a poussé la commune à approuver la réglementation des taxis-motos dans sa circonscription : son incompétence. Parce que quoi qu’on dise, c’est un mode de transport dangereux. En cas d’accident, le passager n’est pas assuré. Bon nombre de passagers ont même été agressés et volés par leur chauffeur. Et quid de l’hygiène aussi ? La sueur qui passe d’un passager à un autre ?

La route est longue dans la réglementation des taxis-motos. L’on sait juste qu’une commission composée du conseil municipal et de l’exécutif sera mise en place. La question qui se pose est : quand est-ce que cette commission pourrait mettre les mesures d’accompagnement. « Peut-être dans une semaine ou un an. Rien n’est sûr », affirme Hilda Hasinjo. « Pour le moment, les taxis-motos travaillent juste comme ça », poursuit Nantenaina Rakotonirina, bureau permanent du parti HE.

Aina P.

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