La Gazette de la grande ile

Infrastructures routières : aucun contrôle de la qualité

Publié le 03 octobre 2022

Les infrastructures routières à Madagascar ne sont que des vache-à-lait des entreprises de travaux publics bénéficiaires de marché. Les routes se détériorent au bout de quelques années, voire même des mois. Les dirigeants ne procèdent à aucun contrôle de qualité. Il n’y a qu’à voir l’état de la route nationale 2, reliant Antananarivo et Toamasina. La RN2 a connu une réhabilitation, mais reste en piteux état. Sur l’axe Toamasina- Foulpointe- Mahambo- Fénérive Est, la détérioration fait plaindre les usagers. Or, ce trajet a fait l’objet d’une réhabilitation du temps de Hajo Andrianainarivelo, à la tête du ministère des Travaux Publics : des milliards d’ariary jetés par la fenêtre. L’absence de contrôle de qualité est tout simplement pointée du doigt. Ce sont les entreprises bénéficiaires qui se remplissent les poches à force de refaire à chaque fois la même infrastructure. Sans compter le manque à gagner sur l’économie : les opérateurs économiques se trouvent limités dans leurs activités. Le tourisme paie également les conséquences. Le Sucré du peuple, en marge de l’inauguration de rues en pavé à Amboloma­dinika et Ankirihiry, samedi dernier, à Toamasina, a annoncé le lancement des travaux de réhabilitation de la route Toamasina- Foulpointe (RNS5) dont l’entreprise WIETC a la charge de l’entretien. Le projet de Dévelop­pement Durable des Routes (PDDR) et « Contingency Emergency Response Component » (CERC), financé par la Banque mondiale à hauteur de 100 millions de dollars, équivalant à 420 milliards d’ariary, sont responsables des travaux de réhabilitation. Bref, si l’on veut réellement résoudre ce problème, de nombreuses réformes doivent être faites.

Nandrianina

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