La Gazette de la grande ile

Pollution de l’air dans la capitale : Tana devenu irrespirable

Publié le 04 octobre 2022

Nous voilà aux portes la période chaude et humide. Comme on le sait déjà, Madagascar connaît une période de feux de brousse chaque année, le mois d’octobre et celui de novembre, précédant la période humide. Mais changement climatique oblige, cette période serait extrêmement sèche. La Grande Ile connaîtra une sécheresse jusqu’au mois de novembre, d’après les prévisions de Météo Madagascar.

Feux de brousse, feux de nettoyage, feux de forêts… L’île rouge ne connaîtra aucun répit dans les mois à venir. « A Madagascar, avant la saison des letchis et des mangues autour de Noël, il existe malheureusement une saison de la fumée, de l’asthme et des problèmes sanitaires… », rappelle l’Initiative pour le développement, la restauration écologique et l’innovation (INDRI) hier.

L’alerte est beaucoup plus alarmante quand cette dernière annonce que les feux rendaient l’air irrespirable sur une grande partie de Madagascar, y compris Antananarivo. « Hier soir et toute la nuit, Tana était dans la fumée. Ainsi ce 3 octobre à 3 heures du matin, le taux de particules très fines (PM2,5), qui sont les plus dangereuses pour la santé, était de 91,5 μg/m3 soit 6 fois plus que la norme fixée par l’Organisation mondiale de la santé, qui est de 15 μg/m3 », souligne INDRI.

Tous les jours, Antananarivo est en proie à la pollution, en l’occurrence celle de l’air. Mais pendant cet épisode de pollution où le pays entier enregistre des records en matière de pollution de l’air, des recommandations sanitaires sont à prendre en compte, notamment pour les personnes vulnérables (enfants, femmes enceintes, personnes âgées, personnes souffrant de pathologie cardiovasculaire et d’insuffisance cardiaque ou respiratoire, personnes asthmatiques).

Depuis la semaine dernière, Antananarivo a connu un incendie dans la décharge d’Andralanitra provoquant une épaisse fumée dans les quartiers avoisinants. Partout dans le pays, ce sont les feux de végétation et de forêt qui empoisonnent les citoyens. Les autorités, en l’occurrence le ministère de l’Environnement, ne font rien contre. L’Etat malgache est impuissant et perd son temps et ses ressources (surtout financières) à organiser des ateliers, des conférences et d’autres réunions qui n’apportent aucun résultat.

Aina P.

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