La Gazette de la grande ile

Réduction de la pauvreté : compromise sans avoir commencé

Publié le 05 octobre 2022

La réduction de la pauvreté s’avère un rêve inaccessible pour Madagascar qui, sans même avoir commencé, est compromise de diverses manières. Il y a la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19 qui laisse encore des séquelles. A cela s’ajoute la guerre en Ukraine qui exacerbe une inflation déjà élevée et pèse sur l’activité économique en contribuant à déprimer à la fois les investissements des entreprises et la consommation des ménages. Par ailleurs, la Banque mondiale vient de rapporter que la croissance économique de l’Afrique est ralentie par les vents contraires de la conjoncture mondiale tandis que les pays restent aux prises avec une inflation croissante qui freine l’avancée de la lutte contre la pauvreté. En juillet 2022, 29 des 33 pays d’Afrique subsaharienne pour lesquels des informations sont disponibles présentaient des taux d’inflation supérieurs à 5 %, tandis que 17 pays affichaient une inflation à deux chiffres. « Ces tendances compromettent la réduction de la pauvreté, déjà mise à mal par les conséquences de la pandémie de COVID-19 », indique Andrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. Madagascar qui se trouve être un pays extrêmement fragile se retrouve toujours parmi les pays les plus impactés par les crises. C’est là un constat plus qu’évident. Il n’y a qu’à voir sa situation de pauvreté qui empire de jour en jour. L’impact de la forte augmentation des denrées alimentaires sur les personnes qui peinent à nourrir leur famille est l’aspect le plus préoccupant, car il menace le développement humain à long terme.

Jean Riana

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