La Gazette de la grande ile

Madagascar – Génération future : Un avenir incertain

Publié le 09 novembre 2022

Pour sûr, Madagascar n’est plus ce qu’elle était avant. Que ce soit sur le plan économique, politique, culturel, environnemental, touristique, social, etc. À la vitesse grand V de destruction, de pillage, de corruption, de ventes aux enchères et de vols en toute impunité, on se pose des questions sur l’avenir de notre génération future.

  • Les dettes s’empilent

Littéralement, c’est notre cas ! Qui va payer ? Les enfants, des enfants de nos enfants et ainsi de suite… Si nous ne payons pas, des échanges « de services », des parcelles de terre ou des permis d’exploitation peut-être ?

Après tout, en bon Champion de la contradiction, Mamimbahoaka est maintenant à la COP 27 pour demander de l’argent auprès des Occidentaux.

  • De l’île verte à l’île noire

« Quelle honte ! Madagascar brûle. On n’entend rien de la part du Premier Ministre ! L’incompétence de madame Vina Marie-Orléa est flagrante. Un véritable novice dans les fonctions ministérielles. La Perle de l’océan Indien est réduite à une situation désastreuse et même apocalyptique. » dixit Zaza R. dans notre numéro du 13 octobre 2022 (http://www.lagazette-dgi.com/?p=84314)

Les séries de feux de brousse et autres catastrophes ont détruit et réduit en cendres des périmètres de nos aires protégées, tué notre faune et flore endémique, mais au final, c’est alarmant pour « nous » la société malgache, pas pour eux « les dirigeants ». Leurs costumes sont justes trop grands pour eux, les novices au pouvoir.

Bientôt, nos parcs nationaux ne seront plus que des mythes si des mesures strictes et concrètes ne sont pas prises.

  • La pauvreté extrême et les inégalités

Les inégalités se creusent et sont très profondes pour celui qui survit dans la pauvreté. À côté, les questionnements sur la raison de l’enrichissement spontanée de certains demeurent des dossiers classés.

« Les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent ». Chez nous, la pauvreté n’est pas que matérielle, elle est également intellectuelle. Chez nous, la pauvreté n’est pas que matérielle, elle est également intellectuelle, tandis que, le reste de la population vit dans l’obscurantisme et les fausses promesses du régime Mamimbahoaka.

  • La famine : un génocide déguisé

Si avant on parlait de famine ou « kere » dans le Sud dans les régions de l’Androy et de l’Anosy, maintenant elle touche plus de localité. Dans la partie Sud-Est et Sud-Ouest de la Grande Ile, le bilan s’alourdit. En effet, suite au passage de la période cyclonique de l’année dernière, des citoyens malgaches dans les zones enclavées meurent de faim. À Ikongo, là où nous espérons que Mamimbahoaka mettra les pieds, le député de la région rapporte dans une interview à l’Assemblée nationale Tsimbazaza le 7 novembre 2022, que plus de 95 % de la population sont victimes de la famine. (http://www.lagazette-dgi.com/?p=85744)

Les oubliés de la nation ou plutôt de nos dirigeants, volontairement ou involontairement ? Un génocide ? En attendant, ils sont abandonnés à leur sort et ont besoin d’aides et de soins d’urgence.

  • Braconnage, vente et trafic illicite

Lanto Rakotomanga et les rondins de bois de palissandre, un dossier classé sans suite également. Elle reflète l’image du régime du Petit Timonier (http://www.lagazette-dgi.com/?p=84518). Criminelle invétérée, son appel à « Christine » la protège pour le moment (http://www.lagazette-dgi.com/?p=84078). Ah, ces infâmes députés qui veulent qu’on les appelle honorables alors qu’ils ne sont même pas honorés, mais plutôt critiqués par le peuple. (http://www.lagazette-dgi.com/?p=85702)

Les défenseurs de l’environnement, les lanceurs d’alertes sont maintenant les ennemis des trafiquants en col blanc. S’ils ne sont pas victimes de menaces de mort, certains sont tués ou emprisonnées. C’est ça notre justice ? Il est où la tolérance zéro envers la corruption ?

Nos ressources naturelles, minières, marines, aurifères, etc. sont vendues aux plus offrants ou en contrebande à l’international. Si les bénéfices sont redistribués de façon équitable ok, mais les profits sont réservés à une minorité.

  • Tourisme et insécurité

Avant, la population malgache était connue par le « fihavanana » ou solidarité, l’entraide, le respect de chacun ; mais ça, c’était avant. Maintenant, nos concitoyens s’entretuent pour tout et n’importe quoi (argent, terres, etc.). L’insécurité est généralisée et la population vit dans une peur constante. En ville comme à la campagne, les vols, viols, meurtres, kidnappings et menaces de mort se multiplient.

C’est l’argent qui fait la loi et qui dicte tout maintenant. La population ? Oubliée au profit de l’argent et des intérêts personnels (http://www.lagazette-dgi.com/?p=85180)

Est-ce que le président délire (http://www.lagazette-dgi.com/?p=85330) ? Au lieu d’exploiter les atouts touristiques ont ispose Madagascar, il préfère exonérer les taxes d’importations pour des animaux qui ne reflètent même pas notre image.

Ils préfèrent construire des infrastructures étoilées au lieu d’investir dans la réhabilitation des routes (http://www.lagazette-dgi.com/?p=85307).

Bref, le chemin est long et l’avenir de notre société incertain dans ce climat politique malsain et incertain, mélangé avec la destruction de notre Environnement. Que restera-t-il comme héritage pour nos enfants ?

La Gazette

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