La Gazette de la grande ile

Sécurité maritime : Madagascar devrait prendre exemple sur Maurice

Publié le 26 novembre 2022

La sécurité maritime laisse complètement à désirer à Madagascar, alors qu’ailleurs la surveillance maritime est d’un autre niveau et non pas du laisser-aller comme à Madagascar. A l’exemple des gardes-côtes mauriciens qui ont tiré 66 coups de sommation pour dissuader un bateau de pêche pirate d’opérer des pêches illégales sur le territoire maritime gérer conjointement par Maurice et les Seychelles. Le bateau de pêche qui a essuyé plusieurs tirs de sommation le week-end dernier était un chalutier taïwanais. Le bateau pirate «FV Ruey Chen Tsai 168» avait arboré le drapeau mauricien afin de ne pas attirer l’attention. Seulement, cela n’est pas passé inaperçu face à la vigilance des garde-côtes mauriciens qui se sont montrés plus qu’intransigeant pour arraisonner le bateau de pêche qui voulait piller l’espace maritime sous leur surveillance.

Malgré les tirs de sommation, le capitaine du bateau et son équipage ont pris la fuite pour être appréhendé par le CGS Barracuda et ainsi les contraindre à le suivre.

Il est à noter que le bateau en question s’adonnait à la pêche sans aucun drapeau apparent, pour ensuite hisser le drapeau mauricien une fois que le patrouilleur s’est approché d’eux. Cela a incité les garde-côtes d’approfondir leur investigation, ce qui a permis de savoir que le « FV Ruey Chen Tsai 168 » n’avait ni permis de pêche, ni autorisation pour utiliser le drapeau mauricien.

Madagascar devrait prendre exemple sur ce genre de surveillance, plutôt que de laisser son espace maritime être pillé par n’importe qui. Pour ce faire, l’Etat devrait investir en mettant en place un corps de garde-côtes qui sera chargé de la surveillance des côtes et non avec des militaires qui ne servent à rien. Les espaces maritimes malgaches ont plus que besoin d’être surveillé, vu que les ressources profitent aux pilleurs qui opèrent des pêches industrielles illégales et non aux petits pêcheurs nationaux. Ailleurs, la surveillance des espaces maritimes est prise au sérieux, ce qui n’est pas le cas à Madagascar où la pêche illégale est très répandue.

Le souci de la Grande Ile, c’est que les dirigeants comptent beaucoup trop sur les étrangers et ne prennent pas des initiatives sans aides étrangères à la clé. Le pire est que les dirigeants au lieu d’essayer de protéger ses espaces maritimes laissent l’exploitation de ressources marines aux plus offrants. Il n’y a qu’à voir l’exemple de la nouvel accord de l’Union Européenne et la république de Madagascar et celui de l’accord de pêche conclu avec l’association japonaise des coopératives de thon Japan Tuna pour en avoir la preuve.

Recueillies par Andry J

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