La Gazette de la grande ile

Elimination de la VBG : juste une commémoration

Publié le 26 novembre 2022

Dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, une campagne de 100 jours d’actions pour l’émancipation des filles et des femmes à Madagascar a été lancée hier à Alarobia. Un événement sous l’égide la Première Dame de la République de Madagascar Mialy Rajoelina, fondatrice de l’association Fitia. Des institutions et organisations œuvrant dans la lutte contre la violence basée sur le genre y ont répondu présent. Juste une commémoration, mais aucune lutte contre la violence basée sur le genre n’a vraiment été menée à Madagascar. La Première Dame reste silencieuse face à la recrudescence du phénomène de violence sur toutes ses formes. Il n’y a aucun résultat palpable, le phénomène de VBG devient de plus en plus préoccupant. Il ne se passe un jour sans que les médias et les réseaux sociaux alertent sur des cas de violences particulièrement sur les mineures.

Cette campagne de 100 jours d’actions consiste à ce que les institutions et organisations publiques et privées s’inscrivent, adhèrent et s’appliquent dans la campagne. L’inscription se fait directement dans le site web de la Banque mondiale. Les organisations engagées peuvent décrire les actions qu’elles entreprendront au sein de leur propre organisation dans un ou plusieurs des domaines de la campagne. Les pédagogues recommandent aux inscrits de vouloir s’engager à mettre en œuvre ces activités avant le 1er mars 2023. Le programme axé sur un plaidoyer, la création d’une prise de conscience, l’éducation des filles, l’autonomisation économique des femmes et la prévention de la violence basée sur le genre. Ces entités bougent uniquement pour une seule raison, l’argent. Malgré les associations féministes pour la défense des droits des femmes, des centres d’écoute et de conseil juridique, le nombre de femmes victimes de violence reste inquiétant. Toutes ces associations se mobilisent actuellement dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’encontre de la femme dans le but de recevoir exclusivement des financements.

D’une part, les affaires de corruption au niveau de la Justice laissent à désirer. La loi existe, mais on ne les applique pas dans la majorité des cas. Malgré les délits que les auteurs de VBG commettent, la plupart d’entre eux arrivent toujours à s’en sortir. Il suffit d’alourdir les sanctions, pour mettre fin aux violences basées sur le genre. Tout le reste n’est qu’un effet d’annonce. Dans son intervention durant la tenue du lancement de 100 jours pour l’émancipation des filles et des femmes à Madagascar hier à Alarobia, la Première Dame a déclaré poursuivre ses efforts dans la prévention et la prise en charge des victimes des Violences Basées sur le Genre qui restent encore dans le silence. Elle a également évoqué son engagement à mettre en place un système de parrainage pour les jeunes filles dans la formation professionnelle afin de leur permettre d’intégrer le monde de travail. Rien qu’un discours pour amadouer les investisseurs dans le combat sur la VBG.

 Nandrianina

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