La Gazette de la grande ile

Les entreprises publiques se détruisent

Publié le 26 novembre 2022

Les entreprises publiques malgaches sont endettées. La principale cause de ce phénomène étant la mauvaise gestion des différents dirigeants successifs de ces sociétés. Beaucoup de ces entreprises ont fini par fermer, au péril des employés qui ont dû être envoyés au chômage. Les seuls survivants jusqu’à maintenant ont du mal à se redresser, la plupart paye encore des grosses sommes de dettes. Nous connaissons le sort de la Jirama, le Kraoma, l’Air Madagascar qui allait changer de nom, est-ce vraiment une solution ? On ne le sait pas. Tout ce que nous savons, c’est que le sort de ces sociétés affecte l’Etat, actionnaire majoritaire. Quand ces entreprises s’endettent, c’est l’Etat lui-même qui s’endette, c’est le peuple malgache qui s’endette. La destruction de ces entreprises publiques provoque également la destruction de l’économie du pays. Ce dernier continue de s’appauvrir. Des grosses sommes venant du trésor public sont allouées par l’Etat dans le but de sauver ces entreprises, mais sans résultats concrets. Les dettes se multiplient, aucun redressement n’a été remarqué. Pire encore, beaucoup de ces sociétés ont été détruites. Les biens de ces sociétés sont hypothéqués, comme les terrains par exemple, ces biens qui ne sont autres que des biens publics, qui ne sont pas fait pour être vendus. On peut utiliser ces terrains, on peut exploiter leurs surfaces mais pas l’intérieur. S’il y a des citoyens qui s’enrichissent grâce aux richesses de ces terrains, ils devront faire l’objet d’enquêtes approfondies. Beaucoup de dirigeants, de leurs familles et de leurs amis, abusant de leur pouvoir, et ce depuis des années, profitent de ces biens publics. C’est le pays qui subit la conséquence, il perd sa souveraineté, le peuple qui a perdu son pouvoir s’appauvrit à grand pas. Une minorité profite des entreprises publiques, sans savoir les conséquences sur la vie du pays, ils gagnent beaucoup de ces entreprises qui sont censées faire vivre une majorité de la société directement ou indirectement. Il est alors du droit du peuple de savoir la situation de ces biens publics, entreprises ou autres, comme il est du devoir de ceux qui connaissent d’agir avec transparence. Le peuple a le droit d’exiger leurs biens pour les faire connaître à ses descendants. Des dirigeants ont détourné beaucoup de biens publics : des terrains, des maisons, des entreprises, de l’argent emprunté au nom du peuple… L’histoire ne se termine pas encore.

Riri

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