La Gazette de la grande ile

Eau, assainissement et hygiène : Un secteur d’activité très peu exploité

Publié le 29 novembre 2022

L’accès à l’eau et à l’assainissement se trouve être un luxe pour la majorité des Malgaches. Il faut dire que le taux d’accès à l’eau est toujours très faible à Madagascar en atteignant à peine les 47 % de la population malgache. Il est plus qu’impératif de penser à hausser ce taux. Dans cette perspective, il faut faire appel aux secteurs privés pour investir dans le secteur eau, assainissement et hygiène (EAH). D’autant plus que ledit secteur d’activité demeure encore très peu exploité. Dans le but de promouvoir l’investissement dans le secteur eau, assainissement et hygiène, un salon de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène sera organisé au Palais des sports de Mahamasina du 1 au 3 décembre 2022.

Le Chef de projet du salon de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène a d’ailleurs spécifié hier à Mahamasina que le secteur EAH présente bien des opportunités d’affaires. A l’exemple de la mise en place de latrines publiques pour limiter autant que possible la pratique de la défécation à l’air libre. Mis à part cela, il y a l’exploitation de l’eau de source, la gestion des infrastructures telles que la construction de barrage, de bassin de rétention d’eau ou de réservoir d’eau pour faire des branchements particuliers… Ce sont là des opportunités d’investissements plus qu’avantageux. Seulement, ces opportunités demeurent encore inconnues du grand public. Ce sont d’ailleurs les raisons de l’organisation du premier salon de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. Non seulement c’est pour inciter les investisseurs à s’intéresser au secteur, mais aussi pour faire connaître les opportunités d’investissements qui tournent autour de ce secteur.

Quand on parle d’approvisionnement en eau, on a en tête la Jirama qui n’arrive pas à subvenir aux besoins de la population malgache. Comme la Jirama n’est pas à la hauteur et que la Grande Ile manque cruellement d’infrastructures dans le secteur eau, il faut penser à inciter le secteur privé à investir, ne serait-ce que pour améliorer l’approvisionnement en eau à Madagascar. A part cela, il y a aussi la gestion des déchets solides et des ordures ménagères, le traitement des eaux usées, la transformation des déchets en biogaz ou en engrais… Il faut dire que ce ne sont pas les déchets qui manquent à Madagascar. Par ailleurs, la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) n’arrive plus à suivre le ramassage des ordures qui s’entassent un peu partout.

A Madagascar, les opportunités d’investissements ne manquent pas, c’est seulement que l’Etat ne fait pas en sorte de mettre en place ne serait-ce qu’un minimum de sécurisation d’investissement. Ce n’est pas pour rien si les investissements qui s’opèrent dans le pays s’effectuent dans le secteur informel pour éviter d’avoir des comptes à rendre à l’Etat qui ne fait pratiquement rien.

Jean Riana

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