La Gazette de la grande ile

Crise climatique : En pleine puissance à Madagascar

Publié le 30 novembre 2022

La crise climatique frappe tous les pays du monde, mais les effets de ce phénomène sont plus ressentis dans les pays pauvres comme Madagascar. Il n’y a qu’à voir la population du Sud frappée par une crise alimentaire majeure pour en avoir la preuve. La pauvreté ambiante qui règne dans la Grande Ile fait que le changement climatique agit en puissance dans le pays. Le changement climatique n’est pas seulement une menace pour l’avenir de notre planète, il est déjà à l’origine de crises humanitaires dans le monde entier, comme c’est le cas à Madagascar où de nombreux Malgaches sont victimes de la faim. Il faut dire que le changement climatique impacte sur le secteur agricole avec les productions qui sont de plus en plus maigres chaque jour.

Madagascar est reconnu à l’international de par sa biodiversité exceptionnelle. Hélas, cette biodiversité tend aujourd’hui à disparaître. En effet, la biodiversité de Madagascar est en déclin continuel, ce qui est assez désolant pour l’environnement. Par ailleurs, le rapport « Planète vivante 2022 » du WWF publié dernièrement, déplore que la biodiversité continue de décroître. Le rapport en question spécifie que le monde a connu un déclin de 69% de sa population d’espèces sauvages entre les années 1970 et 2018. Madagascar est plus que concerné par cette statistique, vu que sa population faunique a fortement baissé ces derniers temps. En effet, la population faunique de la Grande Ile s’appauvrit au fil des années. Il faut dire que les animaux ont du mal à survivre hors de leurs habitats naturels à savoir les forêts qui partent en fumées en raison des feux.

La perte de biodiversité se poursuit à un rythme alarmant à l’échelle internationale et le changement climatique prend de plus en plus d’ampleur. Pour le cas de Madagascar, ce sont les feux qui dévorent tout sur leur passage sans que les dirigeants fassent quelque chose pour lutter contre ce phénomène. Il faut dire que Madagascar ne dispose pas de matériel pour lutter efficacement contre ce genre de phénomène à part se munir de branches et de bidons remplis d’eau sur le dos pour aller lutter directement contre les feux. Madagascar manque cruellement de moyen et ne peut que subir les effets du changement climatique. Par ailleurs, lors de la Conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP 27) le Petit Timonier a insisté sur le fait que  la famine dans le Sud de Madagascar est une conséquence du réchauffement climatique. Eh oui, celui-ci s’est accroché à cette idée dans l’unique but de réclamer des réparations.

Les dirigeants malgaches font face à un cul-de-sac dans la recherche de développement et tous les moyens sont bons pour rechercher de l’aide. Des scientifiques climatologues ont déjà rejeté l’idée d’attribuer le désastre de la famine à Madagascar au seul réchauffement climatique. En effet, le World Weather Attribution (WWA), un réseau de scientifiques pionniers en matière de liens de causalité entre changement climatique et événements extrêmes, a publié une étude au mois de décembre 2021 comme quoi la pauvreté et la variabilité naturelle du climat en sont les principaux facteurs, même si le réchauffement a pu jouer un rôle minime. Il est difficile pour le Petit Timonier d’accepter l’idée que la famine prévalant dans le Sud est le résultat de la mauvaise gouvernance des dirigeants. Il a ainsi insisté sur le fait que la famine dans le Sud est une conséquence du changement climatique.

Jean Riana

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