La Gazette de la grande ile

Couverture forestière : Des chiffres hors de la réalité

Publié le 03 décembre 2022

Organiser un reboisement à Madagascar n’est qu’un gaspillage d’argent. Le reboisement est devenu un pique-nique, alors que c’est un devoir qui nécessite un contrôle et un suivi régulier. L’initiative de reverdir Madagascar s’avère un échec total du gouvernement. On ne procède pas véritablement au reboisement. Il n’y a aucun entretien, ni suivi des plants reboisés, ni aucune lutte contre les feux au fil des années. Les agents forestiers, chargés de suivi du reboisement, ne servent à rien. Le phénomène de défrichement et de déforestation ne fait qu’empirer.

Côté statistique de la couverture forestière à Madagascar, le ministère de l’Environnement et du Développement se vante d’avoir reboisé une superficie de 73612, 06 hectares, soit 99, 84% de l’objectif cette année. Des efforts en vain et des chiffres loin de la réalité. Depuis son indépendance, la Grande Ile a connu une disparition importante de sa biodiversité. Le ministère de l’Environnement et du Développement durable en marge de l’ouverture du salon international de l’environnement et des alternatives écologiques qui s’est déroulé ce 01 décembre, la couverture forestière aurait enregistré une perte de l’ordre de 44%. Environ 100 000 ha de forêts par an au niveau national sont perdus. Les principales causes sont tant naturelles qu’humaines. On peut citer le feu de brousse, la pratique du tavy (culture sur brûlis), et les coupes d’arbres, principalement pour en faire des usages domestiques, ainsi que l’exploitation illicite de ressources forestières.

Le ministère de l’Environnement et du Développement Durable se prépare actuellement à la prochaine campagne de reboisement, malgré la présence de feux de forêt. Rien qu’une perte de temps et dépense d’argent parce qu’il n’y a jamais de nouvelles stratégies pour réussir le reverdissement de Madagascar. Le gouvernement reboise annuellement aux mêmes endroits, sans aucun résultat palpable. Quid du reboisement par drones ? Les dépenses allouées au reboisement devraient être affectées à la main-d’œuvre de la population locale. Les agents forestiers étant incapables dans leur mission.  L’entretien et le suivi du reboisement devraient être confiés aux natifs des régions ciblées.

Nandrianina

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