La Gazette de la grande ile

Conservation de la biodiversité : Les étrangers s’en préoccupent plus

Publié le 03 décembre 2022

La biodiversité de Madagascar qui a fait sa réputation à l’international s’amaigrit un peu plus avec le temps. La dégradation environnementale à Madagascar est telle que cela ne passe pas inaperçu à l’international. Le plus triste vient du fait que la Grande Ile perd de sa biodiversité sans que cela ne fasse réagir les dirigeants. Ce sont les étrangers qui s’en préoccupent le plus. La conservation de la biodiversité malgache est au cœur d’un nouveau projet d’envergure à l’heure actuelle. Il s’agit du projet « Fitantanana Maharitra Holovain-jafy » (FMH) qui durera six ans financé par le Royaume britannique. Ce sont les étrangers qui y mettent plus du sien dans la conservation de l’environnement tandis que les Malgaches se contentent d’observer la destruction environnementale dans le pays sans réagir en conséquence. 54 communautés réparties dans neuf aires protégées bénéficieront du projet “Fitantanana Maharitra Holovain-jafy” financé par le Royaume Uni à hauteur de 9 millions de livres, soit environ 48,1 milliards d’ariary. A part le Royaume britannique, il y a aussi les Etats-Unis qui aident Madagascar à préserver sa biodiversité.

A Madagascar, il n’y a pas tellement de différence entre aire protégée et espace sauvage. Il n’y a qu’à voir les aires protégées qui sont squatées par des éléments externes pour effectuer des cultures illégales dans les aires protégées pour en avoir la preuve. C’est le cas dans l’aire protégée Menabe Antimena où les espaces forestiers dans ladite aire protégée sont défrichés pour laisser place à la culture de maïs. Face à de telle situation, les étrangers ne peuvent que réagir pour aider Madagascar dans la protection de son environnement. Il y en a ceux qui apportent des appuis financiers, des savoir-faire… pour renforcer la protection de la biodiversité dans la Grande Ile.

Si le Royaume britannique vient à la rescousse pour apporter un financement pour s’engager dans la protection de l’environnement à Madagascar, les Etats-Unis quant à eux apportent la modernisation des secteurs des ressources naturelles et de la conservation. L’Agence américaine pour le développement international (USAID) a remis le 2 décembre le nouveau portail « Hay Natiora » à l’Office national de l’environnement (ONE) de Madagascar, qui en assurera la gestion. Il est à noter que le portail en question facilitera la prise de décision fondée sur des données probantes par les gestionnaires des ressources naturelles, les chercheurs, des décideurs et les planificateurs du développement, en particulier dans les domaines de la conservation et du développement durable.

La destruction de l’environnement est continuelle à Madagascar, faisant en sorte que le pays se dénude un peu plus avec le temps. Depuis son indépendance, Madagascar a connu une fragmentation et disparition importante de sa biodiversité. L’appellation de la Grande Ile comme étant « l’Ile verte » n’est plus qu’un souvenir à chérir. L’objectif de l’Etat de reverdir Madagascar ne s’avère être qu’un rêve irréalisable.

Jean Riana

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