La Gazette de la grande ile

Abus de Naina Varira : Très faible taux de recouvrement fiscal

Publié le 03 décembre 2022

Naina Varira, le maire de la commune urbaine d’Antananarivo est pris à son propre jeu. Il y a un an de cela, la hausse exagérée et injustifiée de l’impôt foncier sur les propriétés bâties (IFPB) est appliquée dans le cinquième arrondissement. L’arrondissement dont le recensement a été le premier à être achevé dans la ville d’Antananarivo. « Huit mois se sont écoulés, mais seulement 20% des propriétaires ont payé leur impôt », affirme Naina Varira hier sur une chaîne de télévision privée lors d’une émission spéciale. Bien fait pour le premier magistrat de la ville qui avait pour objectif de renflouer la trésorerie de la commune. C’est ce qu’il a en effet affirmé : « Les recettes de la commune dépendent du paiement des impôts ».

D’après les explications de Naina Varira, c’est à travers le paiement des impôts que la commune peut effectuer les activités de développement dans sa circonscription. Dans son intervention, il a bien souligné que « c’est à travers le paiement des impôts que la commune peut ramasser les ordures ». Quelle blague de mauvais goût ! En effet, les ordures s’entassent dans la capitale du pays. Naina Varira n’a donc aucun droit d’affirmer que ce sont les impôts qui couvrent l’assainissement de la ville parce qu’avec de telle hausse de l’IFPB (1000% en moyenne), la performance de la commune urbaine d’Antananarivo devrait également être multipliée à 1000.

C’est aussi une honte pour le premier magistrat de la ville d’Antananarivo, Naina Varira, un tel déficit du taux de recouvrement fiscal. Rappelons-le, ce taux était respectivement de 40 et 60% en 2016 et 2017. La gestion de la ville est un échec total. On peut parler de nombreuses formes de démagogie et de bordel dans la ville. Ces dernières années, la commune a lutté contre les taxis-moto, une forme de transport illégal, martèlent certains conseillers municipaux comme Clémence Raharinirina. Après trois ans de lutte, la commune a cédé. La lutte étant perdue et sans issue.

Cette année, la commune a procédé à quelques modifications du flux de la circulation dans le centre-ville où le trafic est le plus important. Résultat : rien. Les embouteillages demeurent. Pire, ils empirent surtout ces dernières semaines, mais on en parlera plus dans un autre article. Parmi la longue liste des résultats de la mauvaise gestion de la ville, on peut aussi citer l’insécurité. Le maire, Naina Varira lui-même en a été victime récemment (s’il ne s’agit pas bien évidemment que du cinéma). Sauf que le riche milliardaire roule dans une voiture blindée hors de prix et sa vie a été épargnée, contrairement à de nombreux citoyens qui sont tués dans la capitale. Et Naina Varira ose encore affirmer que la sécurité règne dans la ville.

Aina P.

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