La Gazette de la grande ile

Insécurité à Antananarivo : Le fond du problème à examiner

Publié le 05 décembre 2022

Présence des forces de l’ordre accrue pour ramener un semblant de sécurité dans la ville d’Antananarivo alors que les attaques en tous genres se multiplient. Le phénomène d’insécurité dans la capitale demeure préoccupant. La Police nationale en une semaine durant les opérations de patrouille, a appréhendé 84 malfaiteurs. A quelques jours des fêtes de Noël et de fin d’année, les rues du centre-ville sont prises d’assaut par les commerçants de tout acabit. Parallèlement, les gens affluent pour faire leurs courses en ville et les criminels en profitent. Mais comme chaque année, on assiste à la recrudescence de toutes sortes de vols durant la période de fêtes (des cas de vol à la tire, des pickpockets, etc.). Le ministère du développement numérique, en collaboration avec la Commune urbaine d’Antananarivo a également installé des caméras de surveillance dans les zones rouges de la capitale dans le cadre de la lutte contre l’insécurité. Quelle bonne blague ! Le gouvernement n’est même pas capable de fournir l’électricité à temps plein pour son peuple, pas capable de mettre à disposition du carburant pour les forces de l’ordre et l’on se précipite à mettre en place des caméras de surveillance. Cette fois ci, ce sont les caméras de surveillance qui vont disparaître.

 La perspective est bonne, mais si on installe des milliers de caméras de surveillance, si on déploie des centaines d’éléments de forces de l’ordre, tant que  les gens n’ont rien à manger, que le coût de la vie augmente et qu’il n’y a pas d’emplois, la question d’insécurité ne va pas disparaître. Il est impératif de répondre aux problèmes de la population, les aider à trouver du travail, baisser le coût de la vie et le pays sera apaisé. C’est la solution sur laquelle les dirigeants devront se pencher. Il convient de noter que de nombreuses villes du monde utilisent les caméras de surveillance pour réguler la circulation et instaurer la paix. À l’échelle mondiale, les Chinois ont été les champions de l’utilisation de la vidéosurveillance et les villes chinoises sont couvertes de caméras. Madagascar est parmi ceux qui utilisent déjà la vidéosurveillance, même si l’on peut dire que seules quelques villes en disposent, comme Nosy Be et Antananarivo. Un défi de taille reste à relever dans la Grande Ile, dans la lutte contre l’insécurité. Les caméras vont permettre de les voir, mais la cause de l’insécurité doit être davantage examinée. C’est la raison pour laquelle les gens volent et ce qui sera fait pour les empêcher de nuire aux autres doit être considéré.

Nina

Lire aussi