La Gazette de la grande ile

Sécurité routière – Test d’alcoolémie : un cinéma du ministère des Transports

Publié le 06 décembre 2022

Le ministère des Transports a mené une campagne de sensibilisation sur la sécurité routière, en procédant à un test d’alcoolémie tous les 15 jours depuis le mois de septembre dernier. Les sanctions conformément aux textes en vigueur ne seront appliquées qu’après la fin de la campagne, prévue le 15 décembre prochain. D’après les chiffres du ministère des Transports vendredi dernier, sur les 266 conducteurs contrôlés, 81% n’ont pas consommé d’alcool. 7,5% ont été déclarés positif au test d’alcoolémie avec un taux d’alcool inférieur à 0,40 mg par litre dans l’air expiré. Par ailleurs, 11,5% ont été déclarés positifs au test d’alcoolémie avec un taux d’alcool supérieur à 0,40 mg par litre dans l’air expiré, ce qui constitue un délit, et une infraction grave au Code de la route. La conduite en état d’ivresse a été difficile à maîtriser depuis longtemps sans qu’aucune mesure visant à la stopper n’ait été mise en œuvre par les différentes autorités étatiques. L’alcool au volant est un fléau qui n’a jamais été éradiqué, l’une des principales causes des accidents de circulation mortels. La campagne de sensibilisation du ministère des Transports n’est que du cinéma pour montrer que son département s’active. Pourquoi ne pas faire ce mouvement tous les jours au lieu de tous les 15 jours ? Pourquoi aucune sanction jusqu’au 15 décembre ? Une fois de plus, les textes en vigueur ne sont pas appliqués !  Pourquoi le ministère des Transports a-t-il mis trop de temps pour agir ?

A rappeler que la conduite en état d’ivresse est un délit sanctionné par la loi en vigueur. Donc, le ministère de Tutelle n’est plus censé procéder à une sensibilisation, mais à l’application de la loi. En tout cas, toute personne titulaire d’un permis de conduite devrait connaître le Code de route. Elle est dans l’obligation de le respecter afin de ne pas mettre la vie d’autrui en danger. La loi est claire à ce sujet : il s’agit d’une infraction grave au Code de la route et passible de sanction. « Toute personne qui, en état d’ivresse ou sous l’emprise d’alcool, de stupéfiants ou de substances psychotropes ou hallucinogènes, conduit ou tente de conduire un véhicule à moteur, est punie d’une amende de Ar 100.000 à 400.000 ariary, et ce indépendamment de la mesure de suspension ou de retrait temporaire ou définitif du permis de conduire ou d’immobilisation du véhicule », stipule la loi n° 2017-002 portant Code de la route à Madagascar à son article L7.1-1. Mais le Code de la route n’a jamais été respecté dans le pays. Il suffit de donner un pot-de-vin à l’agent de police de la route pour s’en sortir.

Nina

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