La Gazette de la grande ile

Velirano du Champion : Que des déceptions !

Publié le 06 décembre 2022

2018, l’année de toutes les promesses. Que l’on ait cru aux baratins du Président de la république ou non, il a bien ravivé l’espoir de la plupart des Malgaches le temps de quelques minutes ou plus.

Alors que le pays était plongé dans une pauvreté extrême, le Petit Timonier est arrivé comme une lueur d’espoir pour les pauvres qui ne rêvent que de repas quotidien et d’électricité pour pouvoir entreprendre leur activité génératrice de revenus, de pouvoir scolariser leur enfant, de pouvoir se soigner, de vivre dans la paix et la sécurité… Bref, ce que la plupart des Malgaches espérait, c’était de pouvoir vivre convenablement.

Une vie convenable, c’est ce que l’actuel Président de la république a promis à ses concitoyens. Il a même fait mieux : leur promettre une vie de rêve. Parmi les promesses de Mamimbahoaka, il y a eu la paix et la sécurité. En 2017 et 2018, on était en plein dedans en matière d’insécurité en tous genres : vol à l’arraché, cambriolage et enlèvement en ville ; vol de zébus, enlèvement et vindicte populaire en zones reculées. Les Malgaches vivaient en permanence dans la peur. Mais on est resté quasiment dans la même situation durant quatre ans de mandat du Sucré du peuple.

Concernant l’accès à l’eau et l’énergie, on a même considérablement reculé. Dans la capitale du pays, l’eau est une denrée de luxe. Dans le Sud du pays, c’est même un trésor. Concernant l’énergie, cela fait presque un an que l’on vit de délestages tournants. C’est devenu notre quotidien durant les premiers mois de l’année. Les mois se sont écoulés et la situation ne fait qu’empirer jusqu’à ne bénéficier d’accès à l’eau et à l’électricité qu’une demi-dizaine d’heures par jour. Du jamais vu même du temps du président Hery Rajaonarimpampianina. Les travaux et acquisitions n’ont eu aucun impact sur notre quotidien. Du moins, pas positivement.

Une des priorités dans les Velirano, c’est l’éducation. «L’éducation pour tous prépare le citoyen à participer au développement du pays. L’accès à l’éducation est garanti par l’Etat et obligatoire pour les jeunes […]. La modernisation des infrastructures et des outils de formation est requise dans les établissements d’enseignement général », peut-on lire dans le document Politique générale de l’Etat. Mais Dieu sait combien d’enfants sont déscolarisés cette année scolaire 2022-2023. Pour le peu d’enfants qui vont à l’école, on peut reprocher le manque d’infrastructures ravagées par les derniers cyclones, notamment Batsirai.

Aina P.

Lire aussi