La Gazette de la grande ile

Hery Rajaonarimampianina : Eternel perdant

Publié le 07 décembre 2022

Hery Rajaonarimampianina sera candidat à l’élection présidentielle de 2023, mais il s’y prépare très mal. En effet, l’ancien Chef de l’Etat martèle que de nombreux travaux réalisés par le régime actuel ont été initiés sous son mandat. Il n’a pas compris que les chantiers entamés intéressent moins que les projets terminés. Lors de ses meetings peu accourus en France, il dispense des cours d’économie aussi théoriques que soporifiques. Décidément, Hery Rajaonarimampianina communique toujours aussi mal qu’hier. L’avenir qu’il a la prétention de nous offrir serait bleu comme un ciel d’été et comme la couleur favorite du HVM, mais en vérité, il sera pauvre en possibilités, à l’image de son mandat présidentiel. Au lieu de présenter une vision sérieuse et moderne pour Madagascar, il verse dans un moralisme ringard teinté de mélancolie. Il tronque le passé et exprime sa soif de reconnaissance. Sa tentative de réinterpréter l’Histoire est vaine et inaudible. Mauvais joueur, Hery Rajaonarimampianina est un mauvais perdant. Sa propagande pour l’élection présidentielle de 2018 a été un échec. Celle pour 2023 le sera aussi. Il ne devrait pas promettre à Voahangy Rajaonarimampianina qu’elle redeviendra Première Dame. Elu Président de la République par un accident de l’Histoire, Hery Rajaonarimampianina plane dans les nuages en surestimant sa popularité. Il se croit à la tête d’une grande armée alors qu’il n’est qu’un général d’opérette sans fantassins. Il ne reste plus rien du HVM. Ses ténors se sont éparpillés. Certains ont retourné leur veste (Neypatraiky Rakotomamonjy, Paul Rabary et Nicole Andrianarivoson). D’autres encore se sont enfuis à l’étranger (Jean Ravelonarivo, Hervé Rabehanitriniony et Henri Rabary-Njaka). Les autres croupissent en prison (Mbola Rajaonah, Claudine Razaimamonjy et Hugues Ratsiferana) ou rasent les murs (Jean Max Rakotomamonjy, Jaobarison Randrianarivony, Béatrice Attalah et Olivier Mahafaly Solonandra). Il n’y a plus que Rivo Rakotovao pour cirer ses chaussures et croire à une résurrection du paradis perdu.

Ranary et Folojaona

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