Pois de cap : la filière va mal
Lundi, 19 Août 2013 08:49
Pays à vocation agricole, Madagascar présente de multiples opportunités favorables à la promotion de la filière « grains secs ».
Si dans les années 60 et 80, Madagascar a été classé parmi les premiers exportateurs mondiaux de pois de cap , la tendance a été renversée depuis les années 90. L’exportation a régressé suite au non respect des normes exigées par les marchés en terme de qualité. Le marché international est  de plus en plus exigeant en  imposant le respect des normes en termes de qualité et de quantité, mais également en matière de garantie sanitaire et  phytosanitaire (SPS) pour les produits agricoles.
Madagascar est un pays exportateur de matières premières. Notamment, le pois de cap. Malgré le fait qu’il soit de bonne qualité, le coût très élevé des semences pénalise lourdement les producteurs.
Désormais, les exportations sont en chute libre. Rien qu’en se référant au prix local du pois de cap, le produit a connu une hausse des prix depuis l’année dernière. De 800 Ariary le kilo en 2011, il est passé à 1 800 Ariary en 2012. La filière va mal. Cette année encore, 3.000 tonnes  de pois de cap ont à nouveau été retournés par la Grande Bretagne ,  faute de qualité. L'exportation a été suspendue.
Entre autres, le prix des semences sont hors de portée et le produit se fait rare. Vendu à 3 000 Ariary tout au plus le kilo, mais les semences s’achètent aux alentours de 9 000 Ariary.  «  Bien que je vende des grains secs, je préfère ne prendre aucun risque sur le pois de cap.
Non seulement, il est difficile à écouler mais il est aussi cher chez les producteurs » explique une vendeuse à Ambohima-
narina. La baisse de la production est inévitable.
NIR