L’autre son de cloche du ministère des Finances
Mardi, 21 Février 2012 08:38
Face à cette grève menée par une partie du personnel de la BCM, le ministère des Finances a également tenu à rencontrer la presse, hier dans l’après-midi. L’occasion pour le ministre Hery Rajaonarimampianina de revenir sur le décret n°2011-038 portant abrogation du gouverneur Frédéric Rasamoely en sa qualité de gouverneur de la Banque centrale en raison de l’expiration du mandat de ce dernier depuis le mois de janvier 2011. Nommé par deux fois gouverneur intérimaire de la Banque, il est temps actuellement, selon le grand argentier, de désigner une autre personnalité à la tête de la principale institution financière du pays. Et sans nul besoin de faire appel à la publication d’un nouveau décret pour ce faire, a hier réitéré le ministre malgache des Finances.
Rappelant que les dispositions statutaires de la BCM ont été convenablement appliquées dans la nomination d’un directeur général en vue d’assurer l’intérim en cas de vacance de poste ou  d’empêchement du gouverneur, Hery Rajaonarimampianina de préciser que le pays n’en est pas encore, actuellement, au stade de désignation d’un nouveau gouverneur à la Banque centrale. Il s’agit là d’une décision devant être prise, en principe, en conseil des ministres, a-t-il noté par la suite.
Tout en informant que les agences de la Banque au niveau territorial continuent à fonctionner normalement malgré cette grève au niveau central, le ministre a par ailleurs insisté sur le fait que personne n’a aucun intérêt à ce que cette grève de certains employés de la BCM se poursuive encore dans les prochains jours. Aussi, la situation devrait-elle aussitôt être débloquée, souhaite-t-il. Sinon, Hery Rajaonarimampianina a hier fait remarquer que l’ensemble des fonds se trouvant au niveau de la Banque centrale appartiennent en fait au Trésor public et non aux seuls employés privilégiés de ladite importante institution financière nationale.
Autrement dit, selon le ministre des Finances toujours, il ne faut surtout pas prendre en otage l’économie nationale. Plus concrètement, il est allé jusqu’à dire que les employés de la Banque centrale ne pourront pas avoir le droit de bloquer, à leurs propres initiatives personnelles, l’établissement public en question. Après tout, grève ou pas, ces derniers ne se verront pas priver de leurs salaires, a hier assuré le patron du département ministériel des Finances.
Andry Drouot