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Le régime transitoire n’attendait plus que le représentant des journalistes pour nommer les membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante pour la Transition (CENIT).
L’élection de ce représentant des journalistes s’est en effet déroulée lundi dernier sur toute l’étendue du territoire, et le procès-verbal d’élection a été remis tôt dans la matinée du mardi à la présidence de la Transition. Comme pour honorer leur engagement à mettre en place les instruments électoraux avant la fin du mois de février pour permettre aux experts des Nations Unies d’évaluer notre capacité à tenir des élections et à élaborer un calendrier électoral, la nomination des membres de la CENIT en conseil des ministres a été publiée hier. A l’exception de la mouvance Zafy, toutes les entités appelées à siéger au sein de la CENI ont remis à la présidence de la Transition leurs propositions de nom. Aussi, les membres de la CENIT sont Martin Randriamanantenasoa (organisation oeuvrant dans l’observation des élections), Sidonie Charles Rasoatsinampoizina (organisation oeuvrant dans l’observation des élections), Charles Randriarimanana (organisation oeuvrant dans l’observation des élections), Dorà Josée Andrianaivo (organisation oeuvrant dans l’observation des élections), Hanitriniala Rafolisisoa (Association des défenses des droits de l’homme), Fanomezana Rakotondrazaka (représentant des journalistes), Ndrina Mamy Ralaiariliva (corps des administrateurs civils), André Randranto (Ordre des Avocats), Henri Rakotoson (corps de la magistrature), Sambo (de l’Administration du territoire), Harinomeny Rafanatera (ministère de la Décentralisation). Pour ce qui est des formations politiques, sont nommés Andriamanasina (AREMA), Adolphe Félice (Autres sensibilités), Dieudonné Mamy (ESCOPOL), William Marimbeloson (HPM), Maria Raharinivonirina (MDM), Manantsoa Masimana (MONIMA –UAMAD), Benjamin Andriamihanta (mouvance Ravalomanana), Jean (TGV), Bienvenu Manjany (UDR – C). Parmi les signataires de la feuille de route, seule la mouvance Zafy n’a pas proposé de nom pour siéger au sein de la CENIT, comme elle n’en a pas proposé pour intégrer le Congrès et le Conseil supérieur de la Transition. En voulant rester en dehors du processus en cours, la mouvance Zafy n’aura plus le droit de critiquer le processus électoral à venir vu qu’on lui a déjà proposé d’être aux premières loges de ce processus.
L. T.
Deux anciens ministres de l’Intérieur Parmi les nouveaux membres de la CENI-T, notons la présence des deux anciens ministres de l’Intérieur. Il s’agit de Masimana Manantsoa et de Jean. représentants respectivement le Monima et le TGV. Les deux sont tous issus des acteurs politiques signataires de la Feuille de Route et des administrateurs civils de l’ancienne génération. Masimana Manantsoa, un membre du bureau politique du Monima est le premier « patron » de l’Intérieur du gouvernement de la Transition, faisant partie des ministres nommés sur la Place du 13 Mai. Il avait été nommé en février 2009 comme un défi au régime déchu, après que Marc Ravalomanana ait procédé à un remaniement désignant Rabenja Sehenoarisoa comme ministre de l’Intérieur. Ce dernier n’a pas pu prendre fonction, et c’est M. Masimana soutenu par la majorité des Administrateurs civils et la foule du 13 Mai qui siège à la Patte d’Elephant. L’homme n’a malheureusement pas fait long feu au MinInter. Six mois seulement après, il fut remplacé par Cécile Manorohanta, Vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur lors du premier remaniement du gouvernement de Monja Roindefo. Masimana Manantsoa s’est beaucoup distingué dans son idée de mener la Transition, sans la reconnaissance internationale. Quant à Jean, l’homme figure parmi la première équipe composant la Ceni de mars 2010, en tant que représentant la Vice-Primature chargée de l’Intérieur. Mais quelques semaines plus tard, cet administrateur civil en chef de classe exceptionnelle devint Ministre de l’Intérieur, remplaçant Cécile Manorohanta. Une année après, après le paraphe de la Feuille de Route, Jean est écarté du gouvernement de Transition au profit de Florent Rakotoarisoa, actuel ministre de l’Intérieur. La présence de ces deux personnalités rehausserait l’image de cette nouvelle CENI.
0nze évincés Onze personnalités sur seize de la première composition de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) mis en place il y a près de deux années ne siégeront plus depuis hier à Alarobia, au sein de la CENI de la Transition (CENI-T). Prévus, en mars 2010, pour un mandat de sept ans, voilà qu’ils sont contraint de quitter déjà le navire de la CENI ; certainement au nom du fameux concept de la consensualité et suite à la signature de la Feuille de Route en septembre 2011. Sur les onze anciens Commissaires Electoraux Nationaux, six sont issus de la société civile, trois de partis politiques et deux des représentants de l’administration publique. Certes, ils n’ont pas démérité, mais c’est la suite de l’évolution du paysage politique du pays. Ce sont : - Yves Herininirina Rakotomanana (de l’Ordre des Avocats et ancien Président de la CENI) ; - Marie Gisèle Dama Ranampy (ONG de l’Education des citoyens et ancien vice présidente de la CENI) ; - Bruno Rakotoarison (ONG de l’Observation des élections et ancien rapporteur général de la CENI) ; - James Ramarosaona (de l’Ordre des Journalistes) ; - Hary Tiana Ralevason (du Syndicat national des administrateurs civils) ; - Mamy Auguste Andrianirina (ONG de l’Observation des élections) ; - Olivier Sylvère Andrianarisata (du ministère chargé de la Décentralisation) ; - Jean de Dieu Raveloson (du ministère de l’Intérieur) ; - Fredys Alvin Raherisoa (de la sensibilité politique proche du pouvoir) ; - Fredon Armand Ratovondrajao (de la sensibilité politique proche du pouvoir) et - Fanomezantsoa Rakotonirina (de la sensibilité politique proche du pouvoir). A l’image de cette liste, force est aussi de reconnaître que l’ancien bureau de la CENI n’a pas été reconduit.
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