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Grève Sempama: Frémissement dans la capitale |
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Jeudi, 19 Avril 2012 08:22 |
Des suspensions de cours ont été enregistrées depuis le début de la semaine dans la capitale, notamment dans deux lycées « pilotes » : le Lycée Moderne d’Ampefiloha et le Lycée Jules Ferry de Faravohitra.
Il s’agit là d’une nouveauté car suite à la consigne de grève lancée par le syndicat de l’Education Sempama, aucun grand lycée public de la capitale n’a répondu à l’appel. On ne sait d’ailleurs à quoi attribuer ce frémissement : à l’action de la Sempama qui a obtenu des résultats appréciables en province, provoquant par exemple à Manakara-Ville une paralysie à 100% des établissements scolaires publics. Ou à l’initiative d’enseignants « neutres » qui veulent se soustraire à l’emprise des syndicats et des partis politiques, et qui sensibilisent pour un mouvement « propre ». En tout cas dans la capitale, si les grands lycées adhèrent à la grève, les autres établissements (Epp, Ceg, lycées…) vont s’enhardir et suivre le mouvement. En fait, à Tana-Ville et sur le reste de l’île, tous les enseignants publics sont conscients d’un fait : les salaires et des indemnités sont dérisoires, et il importe d’engager un mouvement pour obtenir leur relèvement. Quand à savoir si tous oseront faire grève pour parvenir à leurs fins, cela est une autre histoire… En tout cas, le ministère de l’Education nationale ne manquera de se manifester pour intimider et dissuader les éventuels grévistes. Première mesure certainement : demander à chaque chef d’établissement de lui adresser un état quotidien des enseignants présents et absents, avec noms et prénoms… A. R.
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