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Accès à l’emploi: Le stage de fin de cursus constitue un tremplin |
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Vendredi, 27 Avril 2012 07:33 |
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Il faut que les étudiants mettent leurs compétences à profit.» affirme Fanirina, un tout jeune entrepreneur de 22 ans.
Il y a deux mois, il crée sa propre entreprise spécialisée dans le multimédia tout en poursuivant ses études en communication. Pour Fanirina, entrer dans le milieu du travail et suivre en parallèle un cursus universitaire se révèle un excellent moyen pour collectionner les expériences et façonner un solide portfolio. En effet, les différentes théories acquises vont être directement confrontées à la réalité du terrain. Les entreprises reprochent très souvent aux étudiants qui finissent leur cursus de manquer de pratique. De plus, toutes les offres d’emploi qui paraissent dans les journaux ou dans les sites de recrutement font mention de la nécessité pour les intéressés d’avoir telles ou telles années d’expérience. La majorité des jeunes diplômés malgaches ne possède pas ces années d’expérience là. Cette situation est à mettre au compte de l’établissement où l’étudiant étudie. L’école ou l’institut ne donne pas l’occasion à ses étudiants de transformer leurs connaissances en compétences. Les étudiants restent dans une grande salle à écouter les professeurs ; et cela durant tout le cursus. Un emploi du temps volumineux freine également toute perspective de mise en pratique des connaissances acquisses. Il existe cependant une école supérieure jésuite qui intègre dans le calendrier annuel un stage inter-semestriel. Ce stage, encadré par l’école elle-même, consiste à créer un environnement de travail au sein de l’école. Pendant 2 mois les étudiants mettent en pratiques leurs connaissances et apprennent les subtilités du monde professionnel. Le stage de fin de cursus constitue également un tremplin à l’emploi. Mais faut-il encore en trouver un où les conditions sont bonnes. En effet, il est courant de voir des stagiaires réduis à faire les coursiers ou à apporter le café. « Les entreprises manquent d’ouverture. Ils ont peur de la relève et traitent mal leur stagiaires » fait remarquer Fanirina. « Voilà aussi l’une des raisons qui m’a poussé à créer ma propre entreprise. Je veux donner l’opportunité à des jeunes, compétents et ambitieux, de montrer ce qu’ils savent faire, de prouver qu’ils peuvent créer, améliorer et changer » conclue-t-il. Cependant, créer sa propre entreprise n’est pas à la portée de tout le monde. Les dossiers à préparer sont nombreux et compliqués même si toute la procédure qui suit ne prend pas beaucoup de temps. La Chambre de commerce et de l’industrie sise à Antaninarenina fournie les détails de cette procédure. Mais le principal obstacle à la création d’une entreprise demeure l’argent. Pour la première formalité qui consiste à payer des impôts au service fiscal par exemple, il faut débrousser au jusqu’à 320.000Ar. Mais cette somme varie en fonction du type d’entreprise que l’on veut créer. Il existe néanmoins des associations qui appuient les jeunes qui veulent créer leurs propres entreprises. L’Etat organise également des concours à l’issue desquels le vainqueur se voit attribuer un financement. Mais ces initiatives sont trop rares pour développer la création d’entreprise chez les jeunes. Fitahiana Audy |