Election de François Hollande: Des réactions... PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 08 Mai 2012 07:46

Manassé Esoavelomandroso, président du parti Leader Fanilo :

«La vie politique d’un pays est plus ou moins apaisée lorsque les forces politiques ont la liberté d’exprimer en public ses idées et ses programmes. De telles pratiques sont applicables dans la Grande Ile, d’ailleurs c’est cette liberté qu’on a attendue du mouvement populaire de 2009. Mais, pour ce qui est de la politique française vis-à-vis de Madagascar, on peut dire que la politique étrangère des grandes puissances dépend de leurs intérêts tant au niveau national qu’à l’international. Certes, il y aura des changements qui seront minimes, mais la stratégie diplomatique de François Hollande n’entrera pas en contradiction avec celle de son prédécesseur. D’ailleurs, la France devrait aussi mettre en phase sa politique étrangère avec celle de l’Union européenne dont elle est l’un des membres les plus influents. »

 

Lanto Rakotomavo, secrétaire national du TGV :

« Les pays comme la France connaîssent une certaine avance … . L’alternance démocratique entre la droite et la gauche est un modèle pour les malgaches. La France étant un pays proche de Madagascar par des liens historiques, on devrait prendre des exemples sur ces pratiques. Concernant l’avenir des relations franco-malgaches, je pense que la France dispose d’une politique étrangère bien élaborée et définie depuis des années pour défendre ses intérêts. Que ce soit la gauche ou la droite qui arrive au pouvoir, je suis sûr que la France préservera le principe de la continuité … . C’est à nous, malgache, de jeter la base de notre relation avec nos partenaires étrangers et d’en tirer le maximum de profit pour notre développement. »

 

Gabriel Rabearimanana, secrétaire général du MONIMA :

« Pour le monde, l’élection de François Hollande est une lueur d’espoir pour tous ceux qui émettent une réserve vis-à-vis de la mondialisation libérale. Je me souviens du discours de François Hollande annonçant que son principal adversaire est le monde de la finance, même s’il (ndlr : François Hollande) n’est pas un alter mondialiste. Pour la France, la victoire de François Hollande sur Nicolas Sarkozy signifie que l’austérité n’est pas la solution, mais la croissance. Tandis que sur le plan de la migration, la France adopte une approche plus juste qui s’apparente à une alternance salutaire.

Pour l’Afrique, avec l’accession de François Hollande à la présidence française, les intérêts français ne changent pas. Aussi, on constatera une certaine continuité dans la globalité même si on pourrait noter une petite inflexion. Tandis que pour Madagascar, je ne suis pas en mesure de déterminer l’importance de cette inflexion. Ce qui est sûr c’est le départ de l’entourage de Nicolas Sarkozy qui ont soutenu Andry Rajoelina, mais j’ignore aussi ceux qui vont s’occuper de la politique africaine dans l’entourage de François Hollande. »

 

Recueillis par Lambo T.