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Le conseil des ministres d’hier fut presque exclusivement consacré à la grève des enseignants du primaire et du secondaire. Le chef de la transition, Andry Rajoelina, y a réitéré l’impossibilité pour l’Etat
de satisfaire toutes les revendications du syndicat Sempama. En effet, celles-ci exigent le paiement d’un total de 210 milliards d’ariary, alors que le budget 2012 du ministère de l’Education nationale ne s’élève qu’à 110 milliards d’ariary. S’il faut accéder aux désirs du Sempama, a-t-il ajouté, les portes de quelques ministères doivent être fermées. En tout cas, le dialogue entre ce syndicat et l’Etat étant clos, la suite des évènements repose sur la conscience professionnelle des enseignants, a conclu le chef de la transition. Lors de la réunion, Andry Rajoelina a donné la consigne de régler ce genre de problème social dès son apparition. Il s’est donc adressé au ministre des Transports, lui demandant de désamorcer la grève du transport urbain à Tana-Ville, prévue pour lundi prochain. Rappelons que malgré la hausse du tarif du carburant, les transporteurs ne veulent pas relever le prix du ticket de minibus « pour ne pas accabler davantage la population ». En contrepartie, ils exigent de l’Etat une subvention, laquelle sera financée par des prélèvements sur la vente des produits pétroliers, des crédits téléphoniques, des boissons alcooliques, du tabac ; etc. Lors des négociations de ces derniers jours, les représentants de l’Etat ont repoussé cette suggestion. Ce qui a amené le syndicat des transporteurs UCTU à programmer la grève de lundi. On ne sait comment le ministre des Transports va s’y prendre pour satisfaire les transporteurs et obtenir l’annulation de la grève de lundi. En tout cas, si le mouvement n’est pas désamorcé, la journée du lundi pourrait être déclarée « chômée et payée » dans la capitale, près de 80% des travailleurs, élèves et étudiants ayant recours aux bus et minibus pour rejoindre leurs lieux de travail. - R.
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