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On a redouté des troubles, lors du week-end, en raison de nombreux mouvements initiés par l’opposition ou des groupes proches de l’opposition.
Tout, néanmoins, s’est déroulé dans le calme et on n’eut à enregistrer aucune explosion de grenades lacrymogènes. Samedi, par exemple, la mouvance Ravalomanana comptait organiser un meeting sur la Place de la Démocratie, à Ambohijatovo. Le mouvement n’ayant pas reçu d’autorisation, les forces de l’ordre s’y sont positionnées en nombre. Après avoir parlementé un moment et les militaires s’étant montrés intransigeants, les chefs de la mouvance résolurent de se retirer vers leur antre de Magro Behoririka. Ces derniers sollicitèrent un encadrement des forces de l’ordre, notamment lors du passage dans le centre-ville. Ce que les militaires acceptèrent de bonne grâce. La procession retourna sans encombre dans son fief de Magro et y organisa sa réunion sans aucun incident. Même topo hier sur l’Avenue de l’Indépendance, Place du 13-Mai, où des entités d’opposition comme la mouvance Zafy Albert, la mouvance Ravalomanana et le Monima ont déposé sans incident des gerbes pour commémorer le 40ème anniversaire des événements de mai 72. Le geste a été réalisé devant le portail de la mairie, alors qu’aucun élément des forces de l’ordre n’était visible dans les alentours. Les personnalités présentes, après avoir devisé un moment en toute tranquillité, ont quitté le site sans être inquiétées. Le calme aussi hier après-midi à Ankorondrano, chez Free FM, où un public consistant est venu célébrer le premier anniversaire de cette « station rebelle ». Concession à la date du 13-Mai qui est synonyme de recueillement, une minute de silence a été observée en souvenir des morts de 1972. Espérons que la manifestation fera avancer une idée méritoire défendue par les organisateurs de la journée : l’autorisation de diffusion sur l’ensemble de l’île pour les stations audio-visuelles autres que RNM et TVM. Comment expliquer cette quiétude lors d’un week-end promis à l’effervescence ? Notamment car les forces de l’ordre ont mis une sourdine à leur tendance à balancer des lacrymogènes sur tout rassemblement d’opposants. Les propos peu amènes, tenus à leur endroit ont fait leur petit effet. Selon Me Hanitra Razafimanantsoa, vice-présidente du CST, en effet, il ne s’agit pas de forces de l’ordre mais de « forces de désordre ». De son côté, le FFKM (Conseil Œcuménique des Eglises) a dénoncé l’usage exagéré de la force à l’encontre de tous ceux qui s’expriment sur la place publique. Se sachant observées et surtout jugées, les forces de l’ordre n’ont pas, lors du week-end, joué du bâton… - R.
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