Fermeture de la "Radio Fototra": Le DG du MinCom explique PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 15 Mai 2012 07:57
Afin de donner d'amples précisions sur la fermeture de la station privée " Radio Fototra " proche du parti Verts, et pour mettre un terme à des interprétations à des fins politiques, le directeur général de la Communication Guy Laurent Ramanankamonjy a donné hier une explication technique (dont ci-dessous) de la situation. Dans laquelle, il a spécifié qu'en aucun moment, le ministère a saisi des matériels de cette station

" Pour mettre fin à toutes les déformations médiatiques à des fins politiques de la procédure  dans l'application, à la station " Radio Fototra ", de la décision N°01/2010/MC/CSCA du 24 Août 2010 relative à la suspension de toutes les stations audiovisuelles créées depuis l'avènement du régime transitoire (suspension des licences irrégulières délivrées depuis 2009, faute d'appel d'offre dans l'attribution de fréquences), le ministère de la Communication tient à apporter les précisions suivantes.

    " Le Ministère de la Communication n'a fait qu'appliquer la décision de la Commission Spéciale à la Communication Audiovisuelle (CSCA) sus mentionnée entérinant la décision prise en conseil des Ministres en juillet 2010 relative à la suspension de toutes les licences dans les secteurs audiovisuels, pêche, mine et télécommunication durant la Transition. D'autant plus que les licences délivrées depuis 2009 aux stations audiovisuelles n'ont pas été attribuées à la suite d'un appel d'offre, comme le prévoit le cahier des charges en vigueur depuis 1999 et les pratiques internationales.

" La station " Radio Fototra " a été notifiée de cette décision de la CSCA par la lettre N°084/2010/MC/SG/DGCOM datée du 07 Septembre 2010. Et la journée du 30 Septembre 2010, la dite station a fait une émission en boucle annonçant sa fermeture mais teintée d'une incitation à la haine et à la révolte de la population de la Capitale. Compte - tenu de cette circonstance, le ministère de la Communication a décidé d'accélérer l'application de la décision de suspension en lui envoyant une lettre de mise en demeure aux fins d'exécution de la dite décision.

Pour ce faire, (…) une petite délégation du ministère de la Communication a été dépêchée sur place pour remettre la lettre de mise en demeure. Mais comme la station a diffusé une émission en boucle susceptible d'inciter à la révolte de ses auditeurs, le ministère de la Communication a requis, ce jour là, l'assistance des forces de l'ordre. C'est ainsi que six éléments des forces de l'ordre ont accompagné la délégation du Ministère (et non pas trois camions) pour remettre la lettre et protéger la délégation contre toute éventuelle violence partisane. Toutes ces personnes sont restées en dehors de l'enceinte de la " Radio Fototra ". Fort heureusement, les gardiens de l'immeuble ont accepté de recevoir la lettre de mise en demeure après avoir compris que leur refus exposait la station à une réquisition judiciaire.

" Cela dit, aucun matériel de la station " Radio Fototra " n'a été saisi puisqu'elle a finalement acceptée d'obtempérer à la lettre de mise en demeure. Nous espérons que toutes ces explications mettront un terme à tous les rapports et interprétations déformés de la circonstance de suspension de la " Radio Fototra " comme toutes les autres stations créées depuis 2009 concernées par la décision de suspension "

Guy Laurent Ramanankamonjy

(Directeur Général de la Communication)