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Andry Rajoelina à New-York : bon discours, mais... |
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Lundi, 21 Mai 2012 08:41 |
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Andry Rajoelina a prononcé un discours d’une bonne tenue au siège des Nations Unies à New-York, vendredi dernier, lors du séminaire des chefs d’Etat sur « l’état économique mondial ».
Avec une trentaine de chefs d’Etat étrangers, le chef de la transition a été invité à ces assises par Ban-Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU. Dans son allocution, Andry Rajoelina a évoqué les conséquences de la crise financière mondiale sur un pays en transition politique. Il a détaillé l’orientation économique adoptée par l’île pour pallier à l’absence de financements extérieurs. Un cas original qui a certainement retenu l’attention des experts internationaux invités aux débats, comme le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et l’ex-président de la Réserve fédérale américaine, Paul Volcker. Le hic, c’est que l’intervention d’Andry Rajoelina et ces assises de New-York en général n’ont eu aucun écho hors de la salle. Car la réunion de New-York fut complètement éclipsée par un autre événement qui s’est déroulé sur le territoire américain à la même date : le sommet du G8, c’est-à-dire des chefs d’Etat des huit pays les plus puissants du monde en matière d’économie. Sur les grandes chaînes TV satellitaires, il n’y eut rien sur le séminaire organisé par l’ONU, tout ayant été consacré à la réunion du G8 qui eut lieu à Camp David, dans le Maryland. Les médias ont abondamment rapporté les moindres détails du G8, comme la première participation de François Hollande, « le seul à arriver à la réunion en cravate »… Ou aussi la soirée de samedi où les huit chefs d’Etat, ensemble devant la cheminée, ont suivi le match Bayern-Chelsea. En tout cas, quatre chefs d’Etat africains représentatifs de chaque zone d’Afrique ont été invités à Camp David samedi et ont été consultés par les huit. Il s’agit de Yayi Boni (Bénin), Jakaya Kikwete (Tanzanie), John Evans Atta-Mills (Ghana) et Meles Zenaoui (Ethiopie). L’invitation a été adressée par le président Barack Obama, et dans ces conditions, le chef de la transition malgache ne pouvait s’attendre à un cadeau… A.R. |