Forces de l’ordre: Réduites à devenir des « andrimasompokonolona » PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 23 Mai 2012 07:58

« Andriamasompokonolona » ou comité de vigilance.

Il s’agit de ces organisations locales composées de simples citoyens souvent non équipés dont la mission est de veiller sur la sécurité de leur localité. Les forces de l’ordre ont tendance à effectuer la même mission si l’on voit de près la structuration du budget public pour la sécurité. Les économistes universitaires expliquent, chiffres à l’appui : « Le niveau des achats de biens et services pour le secteur de la sécurité est très bas, alors que l’effectif augmente. Cela veut dire que l’équipement des forces de l’ordre ne suit pas le même rythme que celui de la hausse de l’effectif. Pire, les achats de biens et des services et donc d’équipements pour les forces de l’ordre tendent à diminuer. Or, le renforcement de la sécurité des biens et des personnes figure en bonne place dans les priorités du gouvernement ». Il faut toutefois remarquer les rares exceptions. Dans les mouvements de rue qui se produisent notamment dans la capitale, les forces de l’ordre sont lourdement équipées et sont postées sur les lieux stratégiques plusieurs heures avant les éventuelles échauffourées. Elles portent des armes à feu et des armes blanches, des bombes lacrymogènes, des masques, des jambières, etc.

Mais quand il s’agit de faire appel aux forces de l’ordre pour faire fuir des bandits en train de dévaliser une maison, elles mettent souvent beaucoup de temps pour arriver, si elles peuvent se rendre sur les lieux. Sinon, elles manquent de carburant ou de véhicule en état de marche. Il arrive aussi que leurs armes soient nettement moins puissantes que celles des bandits. D’après les économistes universitaires, la composition du budget pour la sécurité est l’une des preuves comme quoi le gouvernement n’utilise pas à bon escient le peu d’argent qu’il a dans sa caisse.

 

Fanjanarivo