Tana-Ville : du dévergondage… PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 12 Juin 2012 06:56
Chez les jeunes Tananariviens, vu la dégradation des mœurs,  le sexe est devenu banal. Mais dans des foyers, ça reste un sujet sensible qui est évoqué rarement entre générations. Les jeunes en quête de " satisfaction" sont devenus imbattables pour dénicher un local… Plutôt que d'attendre, en  vain, l'autorisation des parents afin d'inviter un(e) ami, des jeunes vont carrément louer une chambre dans un hôtel de la capitale.

On aura remarqué que beaucoup d' " hôtels " s'y sont érigés ces derniers temps. Et même si cela semble nouveau, les maisons de passe ne datent pas d'hier à Tana. Certaines chambres, d'après notre enquête, sont souvent louées à l'heure, mais dans d'autres hôtels, la nuitée coûte 20 000 ar. Un prix quelque peu dérisoire qui fait, disent des éducateurs, augmenter le taux d'adultère à Antananarivo…

Dans tous les cas, chez les jeunes, le risque est ainsi grand d'attraper une maladie sexuellement transmissible (MST). Parfois, dans la limite de leurs moyens, ils font la queue pour une chambre à 3 000 ar de l'heure. Dans un petit hôtel de passe, sis à Andravoahangy, un habitué, dont nous tairons le nom, explique que les clients patientent dans une pièce adjacente, entassés.  Le problème est que ces établissements, dans un souci économique, les responsables ferment les yeux sur l'âge de leurs clients et ne demandent même pas à voir leurs pièces d'identité.

Du côté des parents, la sévérité accentue le manque de dialogue et cela aboutit à un cercle vicieux dans lequel l'adolescent est livré à lui-même.

Sarah R.