Tourisme: Appel de détresse des opérateurs de Nosy Be PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 12 Juin 2012 07:18
 Il est vrai que le salon international de tourisme est considéré comme une réussite, mais au fond des choses il y a un mal. Cette situation fait suite à une interpellation de certains parlementaires issus du Nord, provenant particulièrement de Nosy-Be.

Puisqu’en cette période de pointe, le taux de remplissage des hôtels classés 3 étoiles et plus de Nosy Be- presque 40 % - est loin de dépasser le cap de 25 %, Signifiant en quelque sorte une difficulté dans le monde du tourisme. Curieusement, depuis vendredi le ministre de tutelle s’est envolé à l’extérieur pour participer à des réunions (ndlr : est-ce au niveau des ministres ?) à Rio de Janeiro (Brésil), puis à Madrid (Espagne) et ensuite à Lagos (Nigéria). Et cela, SVP contrairement à une décision au conseil des ministres ! Clairement, qui a autorisé le ministre du Tourisme d’être absent dans le pays durant… une vingtaine de jours ?

Revenant à l’appel de détresse lancé par un membre du Conseil Supérieur de la Transition du Nord, il importe de signaler le constat sur place des dégâts par les ministres du Tourisme, des Finances et de l’Energie. Au cours de laquelle, des techniciens de l’aviation ont prodigué la recommandation, comme quoi il faudrait mettre en chantier un brettelle d’atterrissage à Nosy Be, suite à notre nouvelle acquisition de l’Airbus 340. Et cela afin de minimiser le coût d’investissement d’allongement de piste, de près de 20 milliards Fmg. Conscient de la situation, le ministre des Finances aurait demandé à ce qu’un dossier relatif à la pertinence de la relance du tourisme, à court terme lui soit présenté. Ce qui avait provoqué une certaine incompréhension sachant que Nosy Be figure parmi les destinations privilégiées de Madagascar.

Faut-il rappeler que 36 % de la destination touristique vise le Sud, tandis que 28% préfère Nosy-Be, et les autres, Antananarivo et environnants. Il parait que le ministre des Finances aurait accepté de financer la construction de cette brettelle, mais jusqu’à ce jour, il n’y aucune réalisation, selon nos reporters d’Antsiranana.

Parallèlement, le vol Nosy Be – Italie reste toujours affectif et apporte un grand souffle dans la promotion de Nosy-Be, mais cela ne profite qu’aux hôteliers qui ont des accords avec des compagnies et émetteurs de vols charters. Les autres hôteliers qui ont misé sur le tour-opérator (TO) émetteurs à partir de l’Europe sont pénalisés par le passage de l’Airbus 340, à partir de la capitale d’abord, avant de permuter leurs passagers à bord d’un autre aéronef vers Nosy Be.

Lors de cette même rencontre, des techniciens en aviation on suggéré une solution, comme quoi il faudrait d’abord ramener le vol vers Paris, par Nosy Be, et d’y déposer une bonne partie des passagers avant de reprendre Nosy Be vers Tana. Ce qui pourrait être confortable pour ceux qui en veulent en finir pour dix heures, mais l’A 340 ne peut pas décoller à partir de Nosy Be, pleine au moment où nous écrivons. Elle ne peut pas décoller qu’à 3/4 de sa contenance.

Dans cette conjoncture, il importe de dire que des grands hôtels risquent de déposer leurs bilans, sachant que ce sont les hôteliers italiens qui semblent gagner de bénéfices. Par exemple, le gérant d’Andilana n’est autre que le président de l’Office régional du Tourisme, et il est « normal » ( ?) qu’il profite de cette inertie du pouvoir.

Conscient du danger, on est avisé (encore inconditionnel) que « Ammarina » va se reconvertir dans la destination italienne, et le projet PIC (Programme Intégré de Croissance) le soutiendra en matière d’infrastructures.

James R