SEMPAMA: « Au moins 170 000 ariary ! » PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 14 Juin 2012 07:56
Les délégués du Sempama, en provenance de la région Diana (Nord), ont été ovationnés en début de semaine à Anosy, sur le site de la grève des enseignants publics. Leurs revendications avant de reprendre les cours : relever la subvention mensuelle à 170 000 ariary (soit 850 000 francs) au lieu des 50 000 ariary appliqués depuis mai, fin des menaces et intimidations à l’endroit des enseignants grévistes et recul des dates des examens.

Le bureau national du Sempama devrait aligner sa position sur celle des délégués du Nord qui ont obtenu beaucoup de succès au micro. Rappelons que le Sempama, qui a lancé un mot d’ordre de grève illimitée, fonde surtout ses revendications sur la démission du ministre de l’Education nationale. Beaucoup d’enseignants estiment cependant que cette revendication est plus politique que syndicale, et ont pris leurs distances vis-à-vis de la démarche du syndicat. Face au flou, des enseignants ont déserté le site de la grève et ont repris le chemin des classes.  A la suite de quoi, le Sempama devrait rectifier le tir et surtout définir avec plus de clarté ses revendications.

Le montant de 170 000 ariary notamment devrait faire le consensus chez les enseignants. Chez ces derniers en effet, beaucoup ironisent sur le montant actuel de 50 000 ariary par mois « qui ne permet même pas d’acheter un sac de riz ». A raison de 1 200 ariary le prix moyen du kilo, la somme ne donne en contrepartie que 42 kilos de riz (le sac de riz étant de cent kilos). En tout cas, dans la capitale, on constate le retour timide des blouses bleues des CEG et lycées dans les rues aux heures de sortie des classes. Ce qui veut dire qu’un certain nombre d’enseignants ont repris les cours, peut-être en prévision des examens blancs qui devraient survenir dans le courant de ce mois.

A.       R.