Befotaka – Amboasary Sud: Des exactions à éviter... PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 15 Juin 2012 07:26

Alors que le dispositif militaire chargé de mâter le mouvement « dahalo » dans les régions de Befotaka et d’Amboasary Sud s’installe autour de l’endroit où sont retranchés ces brigands armés,

une forte délégation gouvernementale dirigée par le Premier ministre Beriziky et composée du ministre des Forces armées Lucien Rakotoarimasy, de la ministre de la Justice Christine Razanamahasoa et du secrétaire d’Etat à la Gendarmerie Randrianazary a quitté la capitale pour rejoindre cette partie sud de l’île.

Le chef du gouvernement, à son départ à l’aéroport d’Ivato, a souligné que leur déplacement dans le sud de l’île ne se limite pas seulement à surveiller l’évolution de l’opération militaire mais à s’assurer que les « daholo » soient remises à justice. Une décision visant en tout cas à éviter un bain de sang et autres exactions. Estimé à plusieurs centaines les « dahalo » ont été à l’origine de la mort de six militaires et de gendarmes. Beaucoup craignent que les militaires s’adonnent à des règlements de compte ou à une vendetta entraînant un vraie hécatombe. Aussi, le ministre des Forces armées Lucien Rakotoarimasy a-t-il tempéré les ardeurs de ses hommes tout en rassurant les malgaches et affirme qu’une tractation en vue d’obtenir la réédition sans affrontement sera préalablement entreprise.

Conscient de la gravité de la conséquence d’un éventuel affrontement meurtrier entre les Forces armées et les « dahalo » qui pourrait entraîner d’importantes pertes humaines, le gouvernement s’implique pour limiter les casses tout en menant des actions en vue de rétablir l’ordre et la sécurité dans les régions les plus reculées.

L. T.