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Antananarivo et ses fêtes. Antananarivo et ses maux. En ces réjouissances de l’indépendance du pays : 52ans déjà, et la capitale bouillonne.
Les transporteurs que ceux soient les transports en commun ou les taxi-ville ont du mal à faire leur travail en cette période festive. D’un côté, l’acheminement des hommes ici et là pose problème avec les bouchons, les minibus (taxi-be) dédaigne parfois, volontairement à aller jusqu’au terminus ; de l’autre côté, les taxi-ville se désengagent des courses à cause des bondes aux quatre coins de la ville. Et pour cause, le trafic urbain tend à subir le phénomène quasi-incontrôlable des embouteillages. Pour les agents de la circulation, rien à faire si ce n’est regarder. « L’attente reste le moyen le plus sûr d’arriver à ses fins » nous confie Hery, un automobiliste et père de famille, emmenant son jeune fils de 3ans chez le médecin en vue de le circoncire, en ce lundi 25 juin. Le malaise se ressent ainsi dans l’activité quotidienne des chauffeurs de taxis. « Bien qu’il soit alléchant de gonfler les prix des courses en partant d’Ampandrana vers Ambodivona, il est préférable de se résoudre à ne prendre cette option car je perdrais un temps précieux à faire le trajet. » assène Arsène, un taximan. Et cette situation provoque le mécontentement des usagers qui ne comprennent pas le comportement des transporteurs. « J’avais demandé à au moins 7 taxis de m’emmener à Ankadimbahoaka hier. Ils ont catégoriquement refusé, soi-disant qu’ils perdraient leurs temps. » déclare Vololona, frustrée et désemparée d’avoir marcher des heures avant d’arriver à bon port. L’embouteillage, apanage journalier des Tananariviens depuis des mois n’est pas sur le point de se dénouer. Pire encore, avec la marée humaine qui a débordé de tout part dans la capitale pour les fêtes de l’indépendance: marchands ambulants, podiums ici et là, marché informel, ce beau monde a rendu la circulation plus que difficile. Et dire que la fête contracte des maux, souvent explicable mais qui touche directement à la vie de la population. Le mécontentement s’affiche aux yeux et dans la bouche de nos concitoyens. Combien même la vie est plus que précaire en ces temps ? Nul besoin de se révolter ? Mais d’ores et déjà, l’on s’accordera à dire que le chaos règne dans la capitale malgache et les dérives des taximen occasionnent des dégâts considérables au trafic urbain. A chacun sa manière de fêter ce jour d’indépendance! Mais pour le moment, il reste ce défi nébuleux de rendre fluide le trafic. Recueillis par R. Rojo |