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Si Nicolas Sarkozy a été battu à la présidentielle, ce n’est pas uniquement en raison de son bilan socioéconomique calamiteux.
Son appel du pied au Front National a été ressenti comme un mépris aux aspirations des Français de souche soucieux d’intégrer les minorités plutôt que de les exclure. Ses tendances extrémistes ne datent pas d’hier. On se souvient qu’en 2007, à Dakar, il a osé affirmer que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire ». Vaincu au second tour, Nicolas Sarkozy devra quitter l’histoire politique française. Il n’aura pas eu l’occasion de laver au karcher ses origines hongroises mal assumées. Au sein de l’UMP, Nicolas Sarkozy n’était pas le seul à afficher son mépris pour les étrangers. On se souvient que Brice Hortefeux a été condamné par le Tribunal Correctionnel de Paris pour avoir déclaré, à propos d’un militant UMP d’origine maghrébine, « il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. » On ne saurait également oublier cette réflexion grotesque de Claude Guéant qui a lancé « toutes les civilisations ne se valent pas. » Cet ancien ministre qui a élevé le racisme d’Etat au rang d’art, s’était également plaint de la présence trop nombreuse d’étrangers en situation régulière en France et « d’une immigration comorienne qui est la cause de beaucoup de violences. » Ecarté du pouvoir en raison de la défaite de Nicolas Sarkozy et battu aux législatives, il aura tout le temps de parcourir les livres d’histoire et de civilisation. Tout récemment, pour se débarrasser de son étiquette de raciste, Nadine Morano a déclaré qu’elle « a une amie tchadienne plus noire qu’une arabe ». Issue d’une famille modeste, elle a l’étroitesse d’esprit des gens qui n’ont pas beaucoup voyagé à travers le monde. Avec ses propos racistes et méprisants, Nadine Pucelle (de son nom de jeune fille) n’aura pas l’occasion de pénétrer les forêts vierges d’Afrique noire. Avec son caractère de chameau, elle ne pourra pas non plus chevaucher des dromadaires en Afrique du Nord. Il n’est pas évident que François Hollande et la gauche trouvent des remèdes à la crise. Par contre, il est probable qu’on assiste à une accalmie du racisme institutionnel qui a régné au temps de Nicolas Sarkozy. Si on parle d’accalmie, mais non pas d’éradication, c’est parce que le racisme, en France, comme à Madagascar, est sournois. Ce n’est pas parce que les leaders socialistes se gardent de lancer de petites phrases empreintes de discrimination raciale que ce fléau va disparaître. Si les difficultés économiques perdurent, il est certain que les étrangers seront accusés de manger le pain des français. Dans l’octroi d’un emploi et d’un logement, ils ne seront pas les premiers servis. Folojaona |