Gouvernance: Une pétition des réseaux des femmes PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 10 Juillet 2012 08:40
Quel avenir pour le « Contribution et participation accrues des femmes dans la gouvernance à Madagascar », un projet financé par la Norvège et coordonné par l’EISA Madagascar ?

Cette question se pose quand on se rend compte d’une deuxième pétition de certains réseaux des femmes malgaches bénéficiaires du programme et ayant bénéficié des avantages à ce projet. Pour une raison claire et précise : le mécontentement face à l’éviction de l’ancien coordinateur du programme, Serzhino Biharisoa et certains comportements de l’actuel représentant de l’EISA à Madagascar, Florent Kabongo.

Démarré en 2010, le dit projet vise entre autres une prise de conscience, un changement de comportement des femmes en vue d’une bonne gouvernance dans le pays. Jusqu’en septembre 2011, le programme sous la coordination de Serzhino Biharisoa et l’action de l’équipe EISA Madagascar a réussi à toucher environ 3.000 femmes et former 600 co-citoyennes sur leur droit politique en vue d’une participation et d’une accession aux différents postes de décision. Question de booster les femmes pour avoir le sens de leadership dans la vie de la nation.

Plus, Serzhino Biharisoa a proposé « les programmes Radio sur le genre » dans six régions du pays, « la création d’un site web pour le mouvement de femmes 30-50 % » et un système d’évaluation des impacts des post-formations dénommé « le control qualité ». Après vérification du Principal évaluateur du  Programme Liss Schanke, la Norvège a donné son accord pour un nouveau financement triennal.

Et malgré cette évaluation, M.Sezhino a fait l’objet d’une éviction de la part de sa propre organisation qu’est l’EISA. Il a été non seulement démis de ces fonctions, mais il paraît aussi qu’EISA a refusé de renouveler son contrat et ce sans préavis. Du moins selon les réseaux des femmes malgaches, qui ont tout de suite réagi en s’opposant à une telle décision. Le 29 septembre de l’année dernière, ces femmes ont déjà alerté le ministère des Affaires étrangères du Royaume de la Norvège et du Chargée de Programma à l’Ambassade de Norvège de la capitale. Puis, le 31 mai dernier, elles ont encore une fois réitéré leur pétition, en ajoutant certains comportements de l’actuel représentant de l’EISA à Madagascar.

D’après nos co-citoyennes, Florent Kabongo (représentant de l’EISA) affiche un mépris sur le programme n’évoquant que le projet sur les élections, tout en signalant un « recrutement » d’une femme « proche de lui » sans publication d’offre d’emploi. Concluant leur deuxième pétition, les réseaux des femmes signataires menacent : «  nous ne tolérons pas cette situation qui ramène la femme malgache au début de la lutte en 2007, où le travail et la promotion ne s’obtiennent que par la promotion canapé ».

 

Recueillis par J.R.