Mise en œuvre de la Feuille de route: Bilan mitigé pour Marius Fransman … PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 11 Juillet 2012 08:08
Les conseillers supérieurs de la Transition ont été dégoûtés et indignés, hier, à l’issu d’un face-à-face avec le chef du bureau de la liaison de la SADC à Antananarivo Sandile Shalk (voir article par ailleurs). A part la série de questions posées par les parlementaires de la Transition, la commission des Relations internationales présidée par Alain Tehindrazanarivelo a remis un projet de résolution à ce diplomate sud-africain relatif à l’amélioration de la mise en œuvre de la feuille de route. Le Pr. Alain Tehindrazanarivelo qui a refusé de livrer le contenu de son document  a toutefois indiqué qu’il s’agit d’une initiative de la Chambre haute dont la matérialisation a été confiée à la commission des Relations internationales.

Toutefois, on apprend que le document remis à Sandile Shalk serait plutôt un bilan de la mise en œuvre de la feuille de route depuis sa signature en septembre 2011, le point de départ d’un processus qui devrait durer 11 mois (dont des élections sont l’aboutissement) si l’on considère l’avis des experts des Nations Unies. En effet, à deux mois de la fin de ce calendrier, les objectifs du document – cadre de la Transition sont loin d’être atteints.

En effet, les raisons de ce bilan assez négatif trouvent leur origine par l’absence du mécanisme de suivi et de contrôle prévu par la feuille de route composé de la société civile dont entre autres le FFKM (conseil des Eglises Chrétiennes de Madagascar), Ray aman-dReny Mijoro et du FINOANA. Malgré les appels incessants dans ce sens, la SADC n’a pas daigné esquisser le moindre effort pour sa constitution, même l’installation du bureau de liaison de la SADC a pris un retard de plus d’un mois … . Cette faiblesse de la communauté des Etats d’Afrique australe se manifeste par l’échec de la consensualité tant prônée avec le retrait momentané de la mouvance Ravalomanana des institutions de la Transition tout en agissant en dehors du cadre institutionnel ou en s’adonnant à des actes de déstabilisation. Il en est de même pour la mouvance Zafy qui continue de refuser de reconnaître les ministres nommés sur son quota et de nommer des parlementaires.

Si la commission présidée par Alain Tehindrazanarivelo a constaté les problèmes liés à la mise en œuvre de la feuille de route au niveau des acteurs malgaches, elle n’a pas manqué de soulever l’attitude cavalière de certains pays membres de la communauté internationale qui se sont engagés à appuyer et à soutenir le processus de sortie de crise tant logistique que financier à travers la reconnaissance du président et du gouvernement de Transition. Sur ce point, le rapport d’Alain Tehindrazanarivelo semble faire allusion aux Etats-Unis qui continuent d’avoir une attitude illogique par rapport aux autres membres de la communauté internationale, ce qui demeure un blocage du processus de sortie de crise.

Lambo Tahiri