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De l’argent sale provenant du trafic de bois de rose aurait été dissimulé à Maurice.
C’est, du moins, dans ce sens que s’oriente l’enquête menée par l’Independent Commission against Corruption (Icac) qui a déjà soumis un rapport préliminaire au directeur des Poursuites publiques (DPP). Les indications sont que d’importantes personnalités malgaches seraient impliquées dans cette affaire et auraient investi d’importantes sommes d’argent dans l’immobilier, dont l’achat de villas de luxe sous l’Integrated Resort Scheme (IRS). Cela avec la complicité de leurs contacts au pays. La Commission anticorruption aurait, selon nos recoupements, établi une liste de suspects, sur laquelle figure le nom d’un “very high profile” personnage dont le goût du luxe est connu. Ses nombreux déplacements au pays à bord de son jet privé ont, du reste, suscité pas mal de commentaires dans le passé. Toutefois, à ce stade, l’organisme spécialisé dans la lutte contre la criminalité en col blanc ne serait pas en possession de “sufficient evidence” pour passer à l’étape supérieure. Les noms de trois figures connues cités Parallèlement, les autorités s’intéressent au réseau local facilitant le transport des cargaisons de bois de rose de Madagascar vers l’Asie. Les noms d’au moins trois figures connues sont cités avec insistance selon des sources proches du dossier. Outre l’Investigation Division de l’Icac, la police, la Financial Intelligence Unit et la Mauritius Revenue Authority enquêtent sur cette affaire mise au jour par le vice-Premier ministre et ministre des Finances Xavier-Luc Duval en juin 2011. Cela après un “tip off” de l’ancien Premier ministre malgache Camille Vital. Du moins selon les dires du Grand argentier. Au combiné, six conteneurs de bois de rose ont été saisis par la douane et l’Anti-Drug Smuggling Unit. Depuis, les allégations n’ont cessé de fuser, le MSM prenant pour cible le PMSD et vice versa. Les agissements de certains au Parlement ne sont pas passés inaperçus. De son côté, le Premier ministre Navin Ramgoolam a souhaité que les enquêtes en cours permettent aux autorités locales de mettre la main sur les vrais coupables. “It is our wish that this enquiry comes to an end and we get to the bottom of the matter”, a-t-il déclaré à plusieurs reprises récemment. Ne voulant rien laisser au hasard, le chef du gouvernement a fait appel à un enquêteur étranger habilité à traiter des cas relatifs aux fraudes douanières. On ajoute à cela la requête officielle du gouvernement auprès de la Banque mondiale pour une “forensic investigation”. Celle-ci devrait prochainement faire part de sa décision. |