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Université catholique: Emouvante sortie de promotion |
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Lundi, 16 Juillet 2012 05:35 |
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La Fête nationale française sera une date mémorable pour 68 jeunes malgaches.
Ils n’ont pas obtenu la nationalité française que nombre de compatriotes, jeunes et moins jeunes nés avant l’Indépendance, souhaitent acquérir. Au lieu et à la place de la citoyenneté française tant convoitée, ils ont obtenu le diplôme de Master qui leur permettra de postuler une activité professionnelle de haut niveau dans le pays. Samedi, ces 68 jeunes ont, en effet, terminé officiellement avec brio leurs études à l’Université catholique de Madagascar (UCM). Ce jour-là, c’est la filière sciences sociales qui a délivré ses diplômes de master en management, économie, droit et sciences appliquées au développement. Autant de nouveaux diplômés dont un peu moins d’une dizaine ont déjà intégré le milieu professionnel, plus précisément le groupe Telma, pour dire la qualité de la formation et de la compétence des jeunes. Car même si elle est la marraine de la promotion dénommée « Soavina » en tant que présidente de la Fondation Telma, Isabelle Salabert n’était pas obligée de recruter parmi ses filleuls. Samedi, elle a même encouragé les sortants de l’UCM à postuler pour un éventuel poste à Telma. Cette offre a été largement saluée par les étudiants eux-mêmes mais aussi leurs parents et les invités dont des responsables politiques de très haut niveau. Certes venus à titre strictement privé, ces derniers n’ont certainement pas manqué de partager la tristesse de ceux et celles invités à cette cérémonie dont les proches directs subissent la grève à Ankatso. Emouvante, cette cérémonie est ainsi devenue inquiétante pour une frange de l’assistance qui se demande pourquoi le pays autorise aussi au niveau supérieur un système d’enseignement à plusieurs vitesses. On est amené à se dire s’il ne faut pas pousser la privatisation au système éducatif. Comme pour le secteur pétrolier et économique en général, la privatisation a abouti à des services plus chers sans que l’Etat ne paie un rond, cette privatisation serait cher payée pour l’étudiant et les parents qui n’ont plus à subir la pénurie. La pénurie de cours que ne dispensent pas les professeurs d’université pour les raisons que l’on ne comprend pas. Sa |