|
Financement des campagnes électorales: Le SAMIFIN met en garde... |
|
|
|
|
Samedi, 21 Juillet 2012 07:10 |
|
Dans le monde actuel où le monde occidental en tête se lance à la chasse aux terroristes, les circuits financiers sont de plus en plus scrutés à la loupe par les services de renseignements financiers chargés de traquer l’argent sale qui peuvent aboutir dans les caisses des organisations terroristes de tout genre.
Selon un jeune chercheur, toutes les formes d’infractions (fraudes douanières, fraudes fiscales, exploitations illicites de bois de rose, exportations illicites d’or, ...) pouvant générer une importante somme d’argent peuvent intéresser les mouvements terroristes qui essaient par la suite de les injecter dans le circuit financier normal en vue d’être blanchie. Dans cette lutte, Madagascar n’est pas en reste. De nombreux pays ont connu des régimes sous l’emprise des terroristes, grâce à l’importance de leur financement, comme en Afghanistan, la Libye de Kadhafi. Aussi, dans le cadre de la lutte anti-terroriste et pour assainir l’environnement économique et financier, le directeur général de SAMIFIN Jean-Claude Razaranaina a-t-il prévenu les politiques durant son discours lors de la célébration du quatrième anniversaire de ce service de renseignements financiers devant des politiques comme le général Dolin Rasolosoa, Nirhy Lanto Andriamahazo, Jacques Aimé Rahariniriana, Joseph Martin Randriamampionona dit Dadafara. Le SAMIFIN peut en effet depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les partis politiques fouiner dans les comptes bancaires de ces formations politiques à l’occasion des campagnes électorales. La nouvelle loi sur les partis politiques institue en effet le principe de la transparence du financement des partis politiques malgaches contre l’obtention d’une subvention de l’Etat (suivant le nombre d’élus pour chaque parti). Depuis des années, l’origine du financement des partis politiques est un tabou. En annonçant avant même la publication du calendrier électoral sa volonté de mener des investigations sur l’origine des financements des partis politiques, Jean-Claude Razaranaina essaie de prévenir les critiques visant à confondre le SAMIFIN d’être partial. Ce service de renseignements financiers pour l’année 2011 a réussi à intercepter quelques 51 milliards ariary (634 milliards Ariary depuis 2008) qui ont été remis au parquet du tribunal de première instance. Les magistrats malgaches n’étant pas encore spécialisés en lutte contre le blanchiment d’argent, le directeur général du service de renseignements financiers déplore les lacunes constatées en matières de traitement judiciaire des faits de blanchiment d’argent. En effet, malgré l’importance des dossiers transmis, 19 pour l’année dernière, à la justice relative à des blanchiments d’argent, on enregistre peu de résultats au niveau des tribunaux. Lambo T. |