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«La Troïka a noté, avec consternation, la tentative subreptice de Mme. Ravalomanana pour rentrer à Madagascar en contradiction avec les engagements actuels avec la Troïka et le gouvernement de Transition sur la question entourant le retour de Marc Ravalomanana et sa famille (dont son épouse) … »
tel a été la teneur du communiqué de la SADC samedi soir sur le retour précipité de l’épouse de l’ex-chef d’Etat démissionnaire. La communauté des Etats d’Afrique australe a condamné et reproche en effet à l’exilé d’Afrique du Sud d’avoir outrepassé le terme de la rencontre aux Seychelles selon laquelle son retour au pays ainsi que celui de sa famille demeure en négociation avec le gouvernement de Transition. Aussi, ce retour ne devrait-il avoir lieu qu’après l’obtention d’une autorisation d’Andry Rajoelina à l’issue du prochain tête-à-tête, s’il aura lieu … Malgré cette tentative de saboter le processus initié par la SADC, le camp Rajoelina par le biais de Jean de Dieu Maharante, expert en droit international et membre de la délégation d’Andry Rajoelina au tête-à-tête aux Seychelles, a souligné que le camp Rajoelina prendra part au prochain tête-à-tête entre les deux protagonistes. Une manière pour eux de rester conciliants vis-à-vis du camp d’en face. C’était sur la chaîne publique nationale. M. Maharante, vice-président du Conseil supérieur de la Transition pour l’ex-province de Toliara, a aussi confirmé qu’il n’y a eu aucun accord sur le retour de Marc Ravalomanana et sa famille. Ce qui risque de conforter la mauvaise réputation de Marc Ravalomanana comme un fieffé menteur. Sur le site Madonline qui défend sa cause, l’ancien chef d’Etat tente d’expliquer ainsi la tentative avortée de son épouse : « après Seychelles, mon épouse m’a demandé comment cela s’est passé, car elle était impatiente de venir voir son fils à Madagascar. « Avant son départ, j’ai dit à mon épouse : vous y allez pour rendre visite à la famille, votre billet est un aller-retour, vous partez le vendredi et revenez le vendredi d’après... Je ne l’ai dit qu’à a mon fils qui a averti d’autres personnes, les gens qui sont venus l’accueillir ( Madame Lalao Ravalomanana née Rakotonirainy) n’étaient pas nombreux ». Soit. Mais pourquoi avoir dissimulé l’identité en usant du nom de jeune fille ? Et pourquoi la bru et non pas le frère aîné qui est peut-être plus impatient de retrouver Tojo… ? Pour certains observateurs, la réponse est à cette dernière question est de donner un retentissement international à l’expulsion des deux femmes qui auraient été prévues par M. Ravalomanana pour affaiblir M. Rajoelina. La manœuvre a d’ailleurs failli faire mouche car unanimement, on s’était demandé s’il n’y avait aucun autre traitement que l’embarquement sur le prochain vol à l’extérieur. Des pro-TGV rappelent cependant que « sans vouloir parler de vengeance en cette période où on parle d’apaisement, ce que les pro-Ravalomanana ont infligé à Mialy Rajoelina à l’aéroport de Roissy est pire qu’une expulsion déjà imaginée ». Sitôt arrivées à Bankgok, les deux femmes ont pris un avion direct pour l’Afrique du sud où elles se sont remises de leur fatigue dans le luxueux hôtel de Sandton. En tout état de cause, la réaction de la SADC condamne la nouvelle manœuvre de Marc Ravalomanana qui curieusement dans les propos rapportés par Madonline, ne condamne pas Andry Rajoelina. « Ne croyez pas ce qui est dit dans un communiqué rédigé par des gens qui pensent deviner ce qui s’est passé aux Seychelles. C’est lui – Andry Rajoelina – et moi qui avons parlé » (…). D’aucuns savent pourtant qu’aucun communiqué officiel ne sort d’Ambohitrorohitra sans l’aval du Chef. Quel coup préparent donc M. Ravalomanana et ses serviteurs qui ont été déjà fortement grondés par la SADC pour n’avoir pas respecté la consigne de ne livrer aucune information sur la rencontre Rajoelina-Ravalomanana ? Jusqu’à présent, il n’y eut que des mots… Lambo T. et Sa |