Joseph Yolland: « Nous ne sommes pas des opposants ! » PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 30 Juillet 2012 05:47

Suite à leur opposition à la décision de l’Exécutif trouvant irrégulière les appels d’offres de la Sirama, les membres du Conseil Supérieur de la Transition (CST),

Joseph Yolland dit Momy et Réné Rasolofo réitèrent vendredi dernier, leur position politique, toujours favorable à la Transition actuelle.

« Nous ne nous opposons pas au régime de la Transition. Mais nous veillons à l’avenir de notre région, car si l’ l’Etat compte sur la régularisation des occupations des 694 ha de terrains de la Sirama de Nosy Be pour relancer celle-ci, nous aurons le temps de mourir ! » avance Réné Rasolofo. Et Momy d’argumenter : « L’appel d’offres lancé à ma connaissance a respecté les procédures. En aucun cas comme certaines personnes le supposent, le patrimoine de la Sirama ne sera pas cédé à des privés. Il restera toujours à l’Etat. Il s’agit d’une location-gérance ».

 « Nous insistons à ce que la date de la signature du contrat relatif à la relance de la Sirama prévue le 31 juillet prochain soit maintenue » devaient dire ces deux personnalités politiques du Nord ne faisant que rappeler la position des parlementaires issus de la province d’Antsiranana et des membres du personnel de la Sirama de Djamanjar, de Nosy Be et celle de Brickaville qui se sont déplacés l’autre semaine, au siège de la Sirama d’Isoraka. Qui s’oppose à la décision de l’Exécutif « de prendre toutes les dispositions aux fins de cessation de la procédure d’appel d’offres » de ces unités sucrières. Dans la foulée, Momy et Réné Rasolofo tiennent à souligner : « Nous (ndlr : y compris les parlementaires et représentants du personnel qui se sont déplacés au siège de la Sirama, lundi dernier) sommes des partisans de président Andry Rajoelina. Mais nous avons l’impression que l’on cherche à reprendre les mauvaises pratiques de l’ancien régime. Le président doit se méfier de son entourage ».

D’après eux, leur propos n’est pas un acte de l’opposition :

« Même si nous critiquons certaines décisions de l’Exécutif, nous ne sommes pas des opposants».

Malgré tout, nos interlocuteurs ont clamé qu’ils sont déterminés dans leur lutte pour la relance des activités de la Sirama.

S.I.