Commémoration d’une exécution PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 06 Août 2012 06:02

Les Etats-Unis aiment les commémorations mais s’il y a en une qu’ils préfèreraient oublier, c’est bien celle du 6 août.

En effet, il y a 122 ans aujourd’hui, a eu lieu la première exécution d’un condamné à mort à la chaise électrique. Cela s’est passé dans la prison d’Auburn dans l’Etat de New York, aux Etats-Unis.

Agé de 30 ans, William Kemmler a été condamné le 6 août 1890 à 6 heures du matin pour avoir assassiné sa concubine un an plus tôt. Si la célérité de l’enquête, du procès et de l’exécution est honteuse, le mode d’exécution de la sentence est une barbarie sans nom.  

En effet, avant de décéder, le condamné a connu les pires tourments. Après le premier choc électrique, il était encore vivant, gémissant de douleur à cause de ses brûlures. A la suite de la seconde électrocution, de la fumée sortait de ses oreilles, ses yeux, son nez et sa bouche, dans des râles innommables et dans une odeur de brulé insupportable.  

Pour leur défense, certains américains diront que William Kemmler a été reconnu coupable d’assassinat. Certes, il devait être puni mais il ne méritait pas un tel calvaire. D’autres diront que ces faits se sont déroulés il y a plus d’un siècle et que les Etats-Unis se sont rachetés depuis. Il n’y a rien de plus faux car une femme a été exécutée par électrocution en Alabama en 2002 et le Nebraska continuer à exécuter ses condamnés à mort exclusivement par chaise électrique.

Après les souffrances infligées aux peaux-rouges, aux esclaves, aux japonais, aux prisonniers de guerre irakiens et à leurs condamnés à mort, les américains n’ont absolument aucune leçon à donner sur les Droits de l’Homme. S’ils n’assument pas leur héritage historique, qu’ils n’essaient pas d’influencer l’avenir des autres peuples.

 

Ranary