Procès de Marc Ravalomanana: Reconnaissance internationale et impartiale ! PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 08 Août 2012 07:11

Alors que le second round du tête-à-tête entre l’ancien président de la République Marc Ravalomanana et l’actuel président de la Transition Andry Rajoelina commence ce jour aux Seychelles, les écrans télé de nombreux pays du monde remémorent la tragédie malgache du 7 février 2009.

Et ce, à l’occasion de l’ouverture d’une enquête criminelle pour génocide contre l’ancien président dans son pays d’accueil, l’Afrique du Sud. Les images de corps inanimés et sanglants sont ressorties des archives. Selon le commentaire d’un présentateur télé d’une île voisine, « le plus important, pour les partisans et les adversaires de l’ancien président malgache, est que cette ouverture d’enquête en Afrique du Sud constitue un début de reconnaissance internationale et impartiale des crimes imputés à l’ancien président malgache. » Les partisans de l’ex ne pourront plus arguer d’une quelconque incompétence de tribunal, ni, pire, d’une justice aux ordres de la Haute Autorité de la Transition.

En tout cas, pour beaucoup d’observateurs, les carottes sont cuites pour Marc Ravalomanana. Pour que la justice sud-africaine ait accepté l’ouverture d’une information sur ce sujet plus que délicat, et qui concerne un pays ami, c’est qu’il existe des « motifs raisonnables » que les faits soient fondés. Autrement dit, difficile pour un président d’être blanc comme neige, alors que sa garde personnelle a de toute évidence massacré une foule de manifestants hostiles mais désarmés.

Bernard S.