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Rabefihavanana Arthur dit Remenabila: "Wanted dead or alive"! |
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Mercredi, 08 Août 2012 07:16 |
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On se croirait aux Etats-Unis, aux temps du Far West.
Autrement dit à l'époque des cow-boys. La tête du malfaiteur le plus recherché de Madagascar est désormais mise à prix. Quiconque aide les forces de l'ordre par des renseignements fiables, ou le leur apporte mort ou vif, recevra une importante récompense. Le communiqué de la Cellule de communication conjointe entre les Forces Armées et les Porte-parole du gouvernement publié dans les médias hier, est explicite : 20 millions Ariary sont promis à quiconque fournit des renseignements sérieux de nature à permettre l'arrestation de Rabefihavanana Arthur dit Rambilazo dit Remenabila. Et le pactole de 100 millions Ariary sera offert en récompense à celui qui arrivera à le capturer, mort ou vivant. Ce n'est pas la première fois que le pouvoir offre une telle grosse somme pour accélérer des recherches. Pety Rakotoniaina et le général Randrianafidisoa ont déjà fait l'objet d'une telle " honneur " durant la présidence de Marc Ravalomanana, et également lors de la disparition de la couronne de la reine l'an dernier. La récompense promise était la même : 100 millions d'Ariary (un demi milliard de francs). Pourquoi cette fois-ci en arriver à cette solution extrême ? Il faut croire que la traque de Remenabila se trouve dans une impasse. Les raisons de cet insuccès sont multiples : les paysans ont plus peur des représailles de Remenabila en cas de " trahison " à son égard que des gendarmes qui ne peuvent que passer quelques heures au plus dans leurs lointains villages, et qu'il suffit d'éviter en allant dans les champs par exemple, le cas échéant. Par ailleurs, la méconnaissance du terrain et le port de l'uniforme handicapent a priori la réussite de leur mission. Dès qu'ils quittent une localité quelconque, le téléphone arabe les précède et alerte leur cible qui se déplace, quand elle ne leur tend pas une embuscade meurtrière dans un Kizo (passage obligé) quelconque. Le plus sage est ainsi de mobiliser les civils eux-mêmes, en leur promettant une récompense suffisamment alléchante pour les inciter à collaborer. Ainsi donc, la course aux primes est lancée. Un nouveau métier pourrait voir le jour : chasseur de prime. Mais, la fin justifie les moyens. L'Etat ne peut pas se laisser narguer indéfiniment par un gibier de potence tel que Remenabila, et a sorti les grands moyens. On ne peut que lui souhaiter bonne chance et bonne chasse, ne serait-ce que pour l'exemple. (Lire, également, article, par ailleurs.) C.A. / B.S. |