Lundi noir (26 janvier 2009): Les victimes au bout de leur souffle PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 09 Août 2012 06:58
Environ 1 700 emplois partis en fumée, et des pertes financières estimées à 39 milliards Ar. Voilà, en gros, le tableau noir dressé par les émeutes du 26 janvier 2009, ayant conduit au renversement des gouvernants de l’époque, chassés du pouvoir à coups de mouvements populaires généralement mal contrôlés par les leaders… de rue. Heritiana Ranai-

vonjaka, président de l’Association des victimes du 26 janvier, a tenu à rappeler ces faits antérieurs ayant provoqué d’énormes dégâts sur les activités des opérateurs économiques locaux, en particulier au niveau des PME et PMI. C’était lors d’une séance d’information tenue récemment  à Antanimora que ce chef d’entreprise tananarivien a mis à profit pour formuler les vœux des victimes collatérales de la crise, notamment sur les plans commercial et économique, à ce que les dirigeants actuels de la Transition trouvent la bonne note en ce qui concerne les mesures à prendre vouées à un dédommagement convenable de toutes les victimes…

A ce propos, le leader de cette plateforme associative d’opérateurs économiques a signalé que l’Association des victimes du 26 janvier compte, à ce jour, plus de 400 membres dans tout le pays dont près de 160 faisant affaire dans la capitale. « Actuellement, neuf entreprises basées à Antananarivo connaissent de grosses difficultés quant à leur survie, pour cause notamment d’insolvabilité auprès de leurs banques respectives », renseigne d’abord Heritiana Ranaivonjaka.

Si la Feuille de route pour la sortie de crise à Madagascar prévoit la création d’une sorte de fonds spécial pour financer justement le projet de dédommagement en question, le président de ladite association des victimes repose apparemment toutes ses craintes sur la non opérationnalité, en temps voulu ou opportun pour les opérateurs touchés, d’une telle structure d’assistance socioéconomique.

A.D.