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Le sommet de la communauté des Etats d'Afrique australe (SADC) s'ouvrira la semaine prochaine à Maputo (Mozambique) pour se pencher sur diverses questions dont notamment le cas de Madagascar.
Selon la Troïka de la SADC, ce sommet devrait prendre une grande décision sur le processus de sortie de crise, notamment pour identifier et sanctionner celui qui constitue un blocage au processus. Si le communiqué de la Troïka de la SADC sur le tête-à-tête Rajoelina - Ravalomanana évoque l'apparition d'" une convergence … des positions exprimées par les deux parties ", aux dires d'Andry Rajoelina, à son retour au pays hier à la base aéronavale d'Ivato (BANI), rien ne semble évoluer. En effet, à part le calendrier électoral élaboré et présenté par la CENIT avec le soutien des Nations Unies, les deux protagonistes affichent des positions divergentes notamment sur le retour et la candidature de Marc Ravalomanana. Si le président déchu persiste à revenir au pays pour se porter candidat à la présidentielle, Andry Rajoelina continue de s'opposer à la candidature de l'ex en proposant d'autres alternatives. Lors de son point de presse, le président de la Transition a révélé l'une de ces propositions en évoquant sa candidature. " Rien ne m'empêche de me porter candidat aux élections, rien ne m'empêche aussi de me retirer. Je déciderais en fonction de l'intérêt des Malgaches … ". En d'autres termes, Andry Rajoelina se serait donc plié à la proposition de la communauté internationale sur le principe " Ni … Ni … " si son adversaire politique s'y est plié. Et, M. Rajoelina de lancer la remarque sur Marc Ravalomanana : " cet homme ne changera jamais … ". On sait en effet que Marc Ravalomanna essaie coûte que coûte de revenir au pays pour revenir au pouvoir. Et, face à cela, le président de la Transition Andry Rajoelina en répondant à un journaliste étranger a, d'une manière catégorique, affirmé " Nous ne le (ndlr : Marc Ravalomanana) laisserons jamais revenir au pouvoir ! ". Pour justifier cette prise de position, Andry Rajoelina s'est référé à l'histoire pour affirmer que l'ex traîne derrière lui la mort. On se souvient que l'accession au pouvoir de Marc Ravalomanana en 2002 et sa chute en 2009 ont toujours été suivies de mort d'hommes. Face à ces divergences de points de vue, la Troïka de la SADC aura du mal à trancher sur la détermination de celui qui devrait être sanctionné. Aussi, pour éviter des levés de bouclier du côté des signataires de la feuille de route, a-t-il été décidé que la Troïka de la communauté des Etats d'Afrique australe effectuera une consultation des signataires de ce document - cadre de la Transition afin de les informer du résultat des deux rounds de tête-à-tête. Si l'arrivée ce jour du vice-ministre sud-africain Marius Fransman n'est pas encore confirmée, une délégation de la Commission de l'Océan Indien dirigée par le ministre seychellois des Affaires étrangères débarquera cet après-midi pour faire un suivi des discussions aux Seychelles. Les chefs d'Etat réunis en sommet la semaine prochaine oseront-ils prendre une décision ferme et palpable à la suite de l'échec cuisant des deux rounds de tractations entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana aux Seychelles? Lambo T. |