Prime pour la capture de Remenabila: Le professionnalisme des militaires remis en cause PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 10 Août 2012 06:51

Une poignée d’hommes armés (légalement ?) renforcés par quelques éléments des forces de l’ordre se serait constitués depuis peu pour traquer le tristement célèbre Remenabila (appelé Rambilazo),

de son vrai nom Arthur Rabefihavanana, en vue d’empocher les 100 millions Ariary promis par le gouvernement de Transition pour sa capture mort ou vif. On assiste vraiment à une scène de film western… Si la publication de l’annonce amuse le grand public en mal de loisir, elle constitue par contre un aveu d’impuissance et l’incompétence de nos Forces armées.

Malgré l’effort du président de la Transition Andry Rajoelina d’équiper nos militaires (Armée et Gendarmerie) en véhicules tout-terrain et hélicoptères, le manque de professionnalisme de ces hommes en treillis s’est à nouveau avéré au grand public. Comment l’Armée et la Gendarmerie peuvent-elles prétendre défendre le pays contre une force étrangère (mercenaires ou autres) alors qu’elles ne sont même pas capables de maîtriser le territoire.

Pire, nos militaires peuvent aussi prétendre à cette prime, alors qu’ils sont déjà payés grassement pour traquer les ennemis de la République et de la population. Ce qui constitue dans une large mesure  la destruction de  la mission de nos Forces de l’ordre puisque ces dernières, dans le souci de percevoir la prime, ne ménageront plus leur effort pour faire régner l’ordre et la sécurité. Le Conseil Militaire pour la Défense Nationale présidé par le général Ranto Rabarisoa devrait s’insurger contre cette pratique qui porte atteinte à la mission et les conditions de travail de nos Forces armées.

Peut-on craindre que l’Armée professionnelle malgache se transforme en chasseur de prime pour ne pas reprendre la qualification des mauvaises langues en les qualifiant de « mercenaires ». Notons que c’est Marc Ravalomanana, impatient de voir ses adversaires politiques comme Assolant Coutiti, Pety Rakotoniaina et le général Randrianafidisoa en geôle, qui a instauré cette pratique déshonorant les Forces armées.

L. T