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Le premier examen scolaire officiel de cette année est donc bel et bien fini. Les problèmes ponctuels relatifs à la grève du Sempama (syndicat des enseignants proches de l’ancien régime) vont bien sûr trouver leur solution.
Mais un autre problème surgit qui a trait au fond : dans les provinces, comme à Tsiroanomandidy, les élèves de nombreuses EPP ont dû cesser leurs cours. La cause est toujours la même : la grève des enseignants, membres du Sempama. Comment alors pallier à cette défection des instituteurs ? Après une brève constatation, on remarque que ce problème est commun à tous les élèves des établissements publics. Pourtant l’année scolaire tire à sa fin.… De ce fait, les élèves des CEG, comme ceux des lycées publics sont tous lésés par rapport à leurs collègues du privé. Ainsi, ce mouvement s’étend aux profs des universités publiques. Pas tous, heureusement, mais une grande majorité qui ne saurait être ignorée. Dans tous les cas, le rapport d’une ONG locale que l’UNICEF refuse d’ailleurs de confirmer alors que c’est vrai révèle que même sans cette grève, les enfants des écoles primaires des périphéries ont déjà, depuis 2006, un sérieux handicap comparés à ceux qui étudient en ville… En effet, près de 65% de ces enfants paysans travaillent dans les rizières ou cultivent les champs… Une déscolarisation, une perdition qui n’a jamais inquiété les différents ministres de l’Education nationale. D’où des milliers d’élèves (environ 550 000 en tout) qui, de nos jours, ne savent ni lire ni écrire à un âge pourtant avancé. Conséquence : l’exode rural avec ses méfaits dans les zones urbaines (délinquance juvénile, braquage, etc.). Pire le système du « zéro redoublement » qui n’a pu être bien appréhendé par les établissements publics a eu des effets négatifs. En bref, une mesure sérieuse devrait bientôt être prise car comme on dit « ny ankizy no lovan’ny firenena ». Sarah R. |